L’esprit embrouillé, il regagna son bureau. Tseng fut convoqué quelques minutes plus tard, et revint fulminant dans le bureau, une vingtaine de minutes plus tard :
« - Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! S’emporta t’il. »
Elena et Rude se retournèrent vers lui. Il était fou de rage. Il se dirigea vers Reno.
« - Petit merdeux ! Tu m’as fais perdre mon poste !!!
- Hey ! J’y suis pour rien moi ! Le vieux m’avait proposé, j’ai demandé du temps pour réfléchir et j’ai accepté.
- T’es même pas foutu de taper un rapport alors que moi, ça fait cinq ans que j’ai ce poste et que je travaille d’arrache pied ! Je dors cinq heures par nuit et toi…
- Du calme ! C’est pas de ma faute si tu passes ton temps à faire de la merde ! »
Une lueur de défi brilla dans les yeux des deux hommes mais Tseng se retourna vivement et quitta le bureau en claquant la porte. Vers 19h, tous les employés quittèrent les lieux. Seuls les hommes de la sécurité étaient encore là, Reno et le Président. Avant de travailler, Reno alla prendre un casse dalle et un thermos de café à la cafétéria du bâtiment. Il remonta en ronchonnant et s’installa à l’ordinateur de Tseng. Les pieds sur le bureau, il pianotait dans ses données pour voir ce qui était en suspens et à faire à l’avenir. Il ne savait pas d’où lui venait ce zèle, mais ce n’était pas plus mal après tout. Tout était calme et silencieux. Vers 22h, il avait mal aux yeux à force de passer sa journée sur les ordinateurs et il fut convoqué par le Directeur. Ravi de quitter un peu l’informatique, il emporta quelques dossiers avec lui, même s’il ne savait pas vraiment ce qu’attendait le président de lui et et se dirigea vers son bureau.Il entra dans son bureau et celui-ci lui sourit.
« - Installez vous Reno. Vous voulez du café ? Demanda gentiment Rufus.
- Oui monsieur avec plaisir.
- Oublions toutes ces formalités. Appellez moi Rufus.
- Bien mons… Rufus »
Celui-ci lui sourit en préparant le café. Il lui tendit alors une tasse.
« - Vous avez l’air nerveux. Détendez vous. Dit Rufus d’une voix calme.
- Désolé, ça me fait bizarre ce poste d’un coup.
- Je vous comprends. Mais vous savez, je ne mords pas. Je ne suis pas comme mon imbécile de père. Détendez vous. On va parler ce soir.
- Parler ?
- Oui. J’ai envie d’en savoir plus sur mes employés… »
Son regard se fit pénétrant et Reno se sentait mal à l’aise.
« - Que voulez vous savoir ? Réussit-il à articuler.
- Je ne sais pas. Ca fait combien de temps que vous travaillez ici ?
- Trois ans. J’avais à peine 18 ans.
- Comment avez-vous fais pour entrer chez les Turks comme ça ?
- C’est plus un coup de chance qu’autre chose. Rude est un ami de longue date. J’ai réussi à y entrer grâce à lui. J’ai eu un entretien avec… Avec votre père et apriori ça lui a plu donc voilà.
- Ah oui effectivement. Vous avez été chanceux. »
Reno hocha la tête et un silence s’installa de nouveau entre les deux hommes. Le président reprit alors :
« - Personnellement, je n’avais pas forcément envie de prendre la succession maintenant, mais après tout je suis heureux. Le personnel est vraiment très… Amical. Je n’aurais pas pensé ça. Surtout des Turks.
- Oh… On n’est pas méchants vous savez. On fait juste notre travail.
- Ce n’est pas trop dur de penser comme ça ?
- Vous savez, si j’ai des états d’âme pour chaque personne morte par ma faute, je crois que je peux tout de suite me pendre.
- Vous avez raison et ça serait dommage. »
Rufus le regarda en souriant doucement. Reno était de plus en plus mal à l’aise.
«- Parce que j’ai lu vos rapports et vous faites vraiment du bon travail. Reprit-il.
- Oo Oui quand je m’y mets… oO Merci.»
Reno se détendit un peu.
« - Merci monsieur.
- Appelez moi Rufus je vous ai déjà dis.
- Excusez moi, c’est l’habitude.
- Il n’y a pas de problème. Vous reprenez du café ?
- Oui je veux bien.
- La soirée risque d’être longue…
- Hum ?
- C’est vrai que nous parlons mais nous devons travailler également. Je ne veux pas avoir une réputation de fumiste alors que j’ai toujours travaillé. Ca serait vraiment dommage. Vous êtes bien plus bavard que la plupart des gens ici. Ils ont tous peur de dire quelque chose qu’il ne faut pas parce que je suis le patron. Ca a le don de m’énerver. Vous, vous n’avez pas peur de me parler et d’être sincère avec moi. J’aime beaucoup ça.
- Je ne vois pas pourquoi je vous mentirais.
- Oh vous savez ici, il y en a beaucoup qui fonctionne comme ça… Mais ils n’ont pas idée de tous les dossiers que j’ai sur eux.
- Moi j’en ai une petite idée. C’est pour ça que je ne cherche pas à mentir. De toute façon, je n’en vois pas l’utilité.
- Exactement. Vous êtes très fin.
- C’est le métier qui l’apprend. »
Rufus sourit à nouveau et se leva du bureau pour s’approcher de lui, assis dans un fauteuil.
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Bon bah voilà leur premier vrai contact! ^^
Qu'en pensez vous?




red21
sam 21 nov 2009 19:55