C’était un petit homme, très fort, avec des petits yeux noirs et une barbe noire épaisse. Les boutons de son uniforme vert étaient sur le point de craquer.
« - Hey ho calmos avec la porte ! Lui lança Reno, assis sur sa chaise, les pieds croisés sur son bureau comme d’habitude.
- Toi ! Viens là ! Vociféra Heidegger. »
Reno se leva en soupirant pour suivre l’homme. Heidegger ferma la porte derrière lui et l’incendia dans le couloir :
« - Comment te permets tu d’arriver en retard comme ça ?! L’enguirlanda t’il avec sa grosse voix.
- C’était pas voulu et…
- Ne m’interromps pas ! Parce que tu es devenu chef des Turks tu te crois tout permis ?! Tseng méritait bien plus ce travail que toi espèce de tire au flanc !!! »
Il lui postillonna sur la joue. D’un mouvement très délicat mais exprès devant Heidegger, il s’essuya la joue.
« - J’ai jamais dis le contraire mais dans la vie il faut savoir se battre et saisir les occasions quand on les a. Sinon on se fait bouffer. Lui rétorqua Reno.
- Tu ne mérites même pas ce travail et…
- Un problème ? »
Derrière eux, Rufus Shinra venait d’arriver, une main dans la poche de son pantalon blanc et son long manteau blanc ouvert le mettait parfaitement en valeur. La voix de Heidegger se radoucit aussitôt.
« - Monsieur le Président ! Non, non tout va bien, ne vous inquiétez pas ! Voulez vous que je vous prépare du café ou que j’aille vous acheter quelques croissants ? Dit Heidegger d’une voix mielleuse.
- Non merci. Un café me suffira. Reno, veuillez me suivre s’il vous plait. Vous allez me dire ce qu’il s’est passé et nous réglerons cette affaire tous les deux.
- Mais… Souffla Heidegger.
- Heidegger. Mon café.
- Oui monsieur. »
Il disparut alors dans l’ascenseur en lançant un regard assassin à Reno. Avant que les portes de l’ascenseur ne se ferment :
« - Occupez bien de lui monsieur ! Intima Heidegger.
- Soyez sans craintes. Répondit Rufus avec un sourire. »
Heidegger hocha la tête séchement et les portes se fermèrent.
« - Venez dans mon bureau. Ordonna le Président.
- Oo Et merde, je vais encore me faire engueuler. oO Bien monsieur. »
Dans son bureau, il l’invita à s’asseoir et ne fit pas le tour de son bureau mais s’assis de nouveau en face de lui comme la veille au soir.
« - Bon, dites moi ce qu’il s’est passé avec Heidegger. Lui demanda Rufus.
- Je suis arrivé en retard de deux heures ce matin. Répondit Reno le plus franchement du monde.
- Oh ? C’est juste pour ça qu’il hurlait comme ça ?
- Oui.
- Il est toujours aussi détestable. Pas étonnant que c’était le meilleur ami de mon père. Je n’ai jamais aimé ce type. Quand j’étais petit, il me faisait toujours des tapes sur l’épaule. J’avais peur qu’elle se démette à chaque fois. »
Reno sourit à cette anecdote. Rufus lui fit un regard perçant qui mit rapidement Reno mal à l’aise de nouveau.
« - C’est vrai que vous avez l’air fatigué. Remarqua t’il.
- Je… Je n’ai pas l’habitude de travailler aussi tard. Oo Et autant surtout… oO
- Ne vous inquiétez pas. Vous allez prendre le rythme. Et moi aussi d’ailleurs. Moi aussi je suis en retard ce matin. Mais l’avantage, c’est qu’on ne me dit rien.
- Oui. Ca aide d’être président. »
Reno remarqua aussitôt sa raillerie et s’en voulut de jouer avec le feu avec son patron. Mais à son grand étonnement, Rufus éclata de rires :
« - Oui. C’est vrai. Je suis tranquille, on me craint. Mais ça a aussi ses inconvénients. Personne n’est franc avec moi ici. On va toujours dans mon sens. Sauf vous. Vous n’hésitez pas à dire ce que vous pensez et j’aime ça. »
On frappa à la porte du bureau et Rufus fit entrer Heidegger.
« - Votre café monsieur. J’espère que vous lui avez expliqué ce qu’est le travail et l’effort ! »
Reno soupira fortement. Heidegger dirigea ses petits yeux de vipère vers lui :
« - Et toi arrête de soupirer comme ça ! Tu n’es vraiment qu’un…
- Heidegger ça suffit. L’interrompit le Président. D’un, vous n’avez aucunement le droit de vous mêler des affaires des Turks. De deux, vous n’avez pas l’autorisation de le tutoyer. Je ne me le permets pas moi-même, je ne vois pas pourquoi vous le feriez.
- Mais monsieur…
- Disposez maintenant. »
Heidegger était interloqué. Avec le père de Rufus, tout était plus simple. Il avait presque autant de droit que lui. Mais avec l’arrivée de Rufus, il retrouvait sa place, chef militaire. La bouche en cul de poule, il s’éclipsa du bureau. Reno avait un petit sourire satisfait mais mit deux doigts devant sa bouche pour ne pas le laisser aperçevoir.
« - Cet homme grossier a le don de m’énerver. Dit Rufus, le regard sur la porte qui venait de se refermer. »
Reno croisa ses jambes :
« - Je me suis habitué à l’entendre hurler à longueur de journée pour x ou y raison. Bizarrement, il ne m’a jamais aimé. Le look détendu, dire ce qu’on pense, etc… Il n’a jamais aimé. Raconta Reno.
- Pourquoi ça ne m’étonne pas ? »
Ils se sourièrent avant d’éclater de rire tous les deux. La chaleur ambiante endormait les sens et Reno, mort de fatigue, se sentait partir petit à petit. Il luttait contre le sommeil.







red21
sam 21 nov 2009 20:10