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Il se sentait de plus en plus mal. Il étouffait de chaud tandis que ses mains se crispaient sur le bois de la rambarde.
« - Un problème ? Reprit-elle en levant un sourcil.
- Non Scarlet. Tout va bien.
- Pourquoi avez-vous fais cela ?
- … Je vous demande juste le silence sur cette affaire.
- A la seule condition que vous m’expliquiez pourquoi.
- … Je regrette. Je ne peux pas.
- Craignez-vous des représailles ?
- Je vous ai demandé de ne plus en parler. »
Sa respiration devenait presque insuffisante.
« - Vous êtes sûr que vous allez bien ? Demanda-t-elle.
- Ne vous en faites pas pour moi Scarlet. Je ne veux plus entendre parler de cette affaire.
- Très bien alors n’oubliez pas de le souligner à Heidegger.
- Parce que Heidegger est aussi au courant ?
- C’est l’un de mes plus proches collègues, je lui ai fais part de ma théorie avant même que je n’interroge les gardiens. Alors forcément il a voulu savoir le résultat. Bien je vais vous laisser. Demain le travail m’attend. Au revoir Monsieur. Bonne nuit. J’ai été ravi de vous parler… »
Elle lui adressa ce même sourire de victoire et s’en alla. Il la vit quitter le yacht. Ses yeux la suivaient sans la voir. La mélodie jouée au piano devenait un bourdonnement à ses oreilles. Il chercha Reno des yeux sans le vouloir. Il demanda à plusieurs personnes si quelqu’un avait vu son garde du corps mais ils étaient tous dans l’ignorance.
« - Oo Il n’est pas encore parti quand même ! oO
Intérieurement, il criait son nom et voulait tout faire pour le retrouver. Il essayait de rester lui-même, mais les sueurs froides sur son front et ses yeux hagards ne l’aidaient pas. Ses bouffées de chaleur se faisaient toujours plus suffocantes. Les vertiges l’assaillirent. Les pires scénarios se jouaient dans sa tête. Et le plus monstrueux était la découverte de leur secret par ces deux carnassiers. Ses jambes l’abandonnaient et l’air lui manquait considérablement. Une main se posa sur son épaule.
« - Mon ami, vous allez bien ? »
La voix lui semblait lointaine, s’essoufflant en échos entre les quatre murs de sa tête avant de mourir submergée par le flot de pensées emmêlées et folles d’inquiétude. Il entendit un vague « Allez chercher de l’aide » mais il leva le bras.
« - Non… Non c’est inutile. Souffla-t-il. »
Ses jambes tremblaient si fort qu’il finit par se laisser glisser à terre, au bord du malaise. Une foule se formait autour du Président au bord de l’évanouissement. Cette sensation d’étouffer se fit encore plus pesante et des points noirs vinrent obstruer sa vue.
« - Dégagez bordel ! Allez foutez le camp ! Laissez-moi passer ! »
Cette belle voix familière le fit presque sursauter dans son malaise comateux.
« - Rufus vous allez bien ?! »
Il ne put répondre et se sentit soulever du sol puis se fut le trou noir. Quand il se réveilla, il prit une puissante bouffée d’air frais en ouvrant les yeux. Il était à l’arrière de sa voiture, allongé sur le côté. Il se mit sur le dos en passant une main dans ses cheveux blonds.
« - Tu vas mieux ? »
Il se redressa légèrement et vit que la porte était ouverte. Reno s’était baissé pour regarder à l’intérieur, la main posée sur le capot de la voiture. Il le regardait avec des yeux très inquiets. Rufus s’assit les jambes en dehors de la voiture mais fut déséquilibré à cause de quelques vertiges persistants.
« - Va pas trop vite. Ca fait un moment que tu es dans les vapes. Lui murmura Reno en s’agenouillant devant lui.
- Qu’est-ce qui s’est passé… ?
- Tu as fais un malaise tout à l’heure sur le yacht.
- Il y a combien de temps ?
- Une grosse demi-heure. J’ai eu du mal à t’emmener jusqu’à la voiture et qu’on nous foute la paix. Il y avait toujours des curieux qui restaient. Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
- Je ne sais pas. Je ne me souviens pas… »
Tout à coup, il se souvint de la raison de son malaise. Cette monstrueuse inquiétude qui avait germé si vite en lui qu’elle avait remporté la victoire sur sa plus grande faiblesse, à savoir, son couple. Il voulait le protéger à tout prix. Il revoyait les yeux froids de Scarlet et son sourire démoniaque.
« - C’est horrible. Se contredit aussitôt Rufus.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Scarlet. Elle sait que le cambriolage c’était moi.
- Quoi ?!
- Oui.
- Comment elle a su ?!
- Elle a eu des doutes par les analyses à priori. Vu qu’il n’y avait que les traces de mon père et les miennes. Elle trouvait le cambriolage trop parfait et le fait que rien n’est été volé la dérangeait. Et aussi que les gardiens n’aient vu personne. Et… Elle a soudoyé les gardiens.
- Comment ça soudoyer les gar… Oh non. Ne me dis pas que…
- Si. Les caméras de surveillance se mettent en route partout dès qu’on quitte les bureaux. Il fallait que je les paye pour qu’ils se taisent. Mais Scarlet a payé plus cher que moi… Et pourtant j’ai mis la somme. Et bien sûr je peux pas virer les gardiens sinon on va me demander pourquoi et ainsi de suite. »
Reno était assommé par la nouvelle.
« - J’ai peur Bébé… »
La voix tremblante de Rufus le tira immédiatement de ses pensées angoissées.
« - Ne t’en fais pas. On est plus forts qu’eux. On va les contrer.
- Ils se rapprochent toujours un peu plus de nous.
- Ca va aller. On fera tout pour. On se fait confiance et eux je suis sûr qu’ils ne s’aiment pas tant que ça. C’est un énorme avantage. C’est étonnant que Heidegger ne m’ai pas parlé de tout ça.
- Tu as parlé à Heidegger ?
- Oui il fumait un cigare tout à l’heure. Il m’a vu quand je suis parti prendre un peu l’air tranquille et il m’a appelé.
- Il t’a dit pour le cambriolage ?
- Non. Il est au courant ?
- Oui.
- Putain… Enfin il m’a posé des questions par rapport à toi. Mais c’était pas de la grande finesse je les ai assez bien esquivés. A mon avis, il est pas aussi doué que Scarlet
- Qu’est-ce qu’il t’a demandé ?
- Pourquoi on se voyait si souvent etc… Je lui ai quand même dis qu’on était amis sinon ça aurait vraiment fait louche. Il m’a bien soulé, j’ai cru j’allais lui rentrer dedans mais j’ai essayé d’adopter la même technique que toi. Le sourire en toute circonstance et un calme à couper au couteau.
- D’accord. Tu as bien fais. Sinon, on était foutus…
- Oui je sais. C’est pour ça que j’ai réussi à me contenir. Ca tient de l’exploit.
- Tu seras récompensé…
- Oh ? Et comment… ?
- Hum… Tu verras.
- Je meurs d’impatience…
- Moi aussi. Mais en attendant… On va y retourner.
- … Tu m’as tout cassé là.
- Je suis désolé. Mais d’un côté, plus tôt on sera chez moi et plus tôt tu seras récompensé.
- Hum pas bête… Tu crois pas que c’est le moment pour moi de m’éclipser ?
- Il est quelle heure ?
- Une heure et demie passée.
- Déjà ? D’accord. Si je pars dans une heure, une heure et demie… Ca fait qu’on se retrouve autour de trois heures, trois heures et demies. … Ca va le faire ?
- Tu me crois si dépendant que ça de toi ?
- Oui. »
Ils rirent.
« - Alors tu as raison. »
Il s’assura que personne n’était dans les parages et l’embrassa furtivement.
« - Allez, va rassurer tes hypocrites que tu vas bien et retrouve-moi vite.
- Oui t’en fais pas. En fait, tu mettras les clefs dans les fleurs à côté de l’entrée d’accord ?
- T’as pas peur toi.
- Si quelqu’un comprend qu’il faut appuyer quatre secondes sur le bipeur avant de pouvoir ouvrir la porte, je lui tire mon chapeau que je n’ai pas. »
Ils rirent et Rufus se leva. Il ferma la voiture et quitta son amant à regret pour remonter à bord. Aussitôt une foule de personne s’amassa autour de lui.
« - Très cher ! Vous m’avez fais frôler l’arrêt cardiaque ! Que vous est-il arrivé ? Demanda la fameuse Margaretha dont Rufus avait oublié le nom en début de soirée.
- J’ai eu un gros coup de chaud, rien de bien grave. Je suis fatigué en ce moment. Je suis désolé pour la petite frayeur. Dit-il avec un sourire rassurant. »
Pendant que Rufus faisait son possible pour rassurer les invités de son incident « mineur », Reno était en route dans un taxi. Il rêvassait à la fin de nuit qu’il allait passer avec son cher et tendre. Il lui manquait déjà. Sa prestance l’impressionnait toujours autant. Son parler, sa façon d’être, son sourire et ses yeux rieurs. Tout était si loin du rôle qu’il devait endosser chaque jour. Il se demanda si Rufus ne vivait pas réellement son travail comme une corvée. Il se promit de lui demander le métier qu’il aurait aimé exercer s’il n’était pas contraint à reprendre la Shinra. Malgré le faste et le luxe de sa vie quotidienne, il savait que Rufus pourrait aisément vivre de peu de choses tant qu’il avait quelqu’un pour l’épauler tout près de lui. Il se sentait presque fier d’être cette personne. Rufus était un homme si incroyable et authentique qu’il ne pouvait être qu’honoré. Les douces vibrations du moteur le firent sommeiller petit à petit et c’est la voix rauque du chauffeur qui le réveilla presque trois quart d’heure plus tard. Il régla la note et quitta la voiture. Il était dans le quartier de Rufus effectivement, mais il ne savait pas par où aller. Son seul indice était qu’il y avait une côte pour accéder à sa demeure. Il finit par la voir en marchant et la monta. Une fois en haut, il respira profondément. L’air était si doux dans ce quartier résidentiel très calme. Il était légèrement en dehors de la ville. Les senteurs d’été lui rappelèrent des souvenirs d’enfance malgré lui. Les grillons chantaient leur sérénade dans le plus beau concerto que leurs ailes pouvaient offrir. Pour eux aussi c’était l’amour. Reno leva les yeux vers une voûte étoilée magnifique. Il jura la voir lui faire un clin d’œil. Cela ne pouvait être qu’un bon présage. Enfin, au bout de l’impasse, il trouva la splendide demeure de son amant. Il ouvrit le portail après une brève vérification sur sa solitude du moment. Il sortit le porte clef. Il dut s’y reprendre à trois fois avec le bipeur avant de réussir à ouvrir la porte. Il cacha les clefs dans les fleurs et pénétra dans la villa vide de toute âme. Il eut un frisson dans le dos mais le clair de lune qui pénétrait par la baie vitrée du salon le rassura. Il regarda l’heure. Trois heures venait de passer. Il décida de se délasser complètement sous la douche. Il fit marcher sa censure spirituelle pour tâcher de rester calme avant que son homme arrive. Après s’être détendu, il se sécha avant d’enfiler un peignoir chauffé doucement sur un radiateur à basse température. Il était presque trois heures et demie et il trépignait tellement il avait hâte de le retrouver. Il éteignit toutes les lumières quand il entendit un bruit de moteur. Il sourit pour lui-même et partit dans l’entrée pour se mettre dans un coin, sans un bruit. Rufus quitta sa voiture et prit les clefs qui étaient, comme prévu, au bon endroit. Il fut rassuré de savoir que Reno était bien chez lui. Il avait activement participé aux conversations d’un ennui terrible pendant plus d’une heure avant de prétexter que le travail l’attendait le lendemain pour quitter poliment le yacht. Tout le trajet, il n’avait pensé qu’à son homme en espérant qu’il avait retrouvé sa maison.
Il entra dans la salle plongée dans la pénombre.
« - Bébé ? Tu es là ? »
Il attendit une réponse mais le silence lui répondit. Il retira sa veste blanche en cachemire et la suspendit d’un mouvement distrait à un porte manteau. Il avança lentement.
« - Bébé ? »
De nouveau, seule sa voix se répercuta sur les murs. Il sentit alors deux bras passer autour de sa taille et des lèvres chaudes assaillir son cou. Il avait sursauté un bref instant avant de mettre sa tête en arrière sur l’épaule de son homme.
« - Tu m’as fais peur… Murmura Rufus.
- C’était trop tentant.
- Humm tu es tout chaud. Tu as pris une douche ?
- Oui. »
Reno le maintenait fermement contre lui. Il remonta ses lèvres de sa nuque vers les traits de son menton qu’il suivit avant d’embrasser sa tempe. Ses cheveux blonds lui chatouillaient le nez. Rufus tressaillit et son souffle s’accéléra. Cependant, il se retourna et plaqua son homme contre le mur. Il l’embrassa avant de jouer avec son nez du bout du sien.
« - Est-ce que… Tu te sens toujours prêt ? Chuchota-t-il d’une voix à peine audible. »
Reno avait le cœur battant et croisa ses bras autour de sa nuque.
« - Oui. Souffla-t-il après un temps de réflexion.
- Alors cette nuit… Laisse-moi m’occuper de tout. »
MUHAHAHAHAHAHA hem pardon xD
Nan je rigole parce que je sais que vous l'attendez depuis longtemps cette scène.
Cette fameuse scène où Rufus devient seme! :p
Mais en attendant... x)
Que pensez-vous de ce qui vient de se passer?






je pourrais pas lire la suite avant samedi prochain je par en autriche!! pas juste sinon moi j'avais vraiment penser que Reno se saurez énerver avec heidegger bin na bref super suite a dans une semaine trop hate