Accueil Date de création : 12/07/08 Dernière mise à jour : 05/12/09 03:25 / 218 articles publiés
 
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Chapitre II [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le samedi 12 juillet 2008 22:54

« - Entrez. Ordonna une voix. »

 

Il entra doucement et referma la porte avant de se retourner vers le nouveau Président.

 

« - Vous m’avez fais ap… appeler monsieur ? S’exprima Reno. »

 

Il avait été surpris en aperçevant le jeune homme derrière le bureau qui lisait concenscieusement un papier. Le nouveau Président était jeune, très jeune même, l’âge de Reno sûrement, peut être un tout petit peu plus vieux. 25 ans environ. Des cheveux mi longs, blonds comme les blés et un visage angélique. Il était très concentré sur son papier et sans daigner regarder Reno, il lui fit un signe de la main pour lui dire de s’asseoir. Reno s’approcha lentement du bureau présidentiel et s’assis face à cet homme qui l’hypnotisait. Deux grosses minutes plus tard, il leva enfin ses yeux vers lui. Des yeux bleus, très profonds que Reno remarqua tout de suite tellement ils étaient saisissants.

 

« - Monsieur Montague c’est bien ça ? Demanda le Président.

- Oui monsieur.

- Enchanté. Je suis Rufus Shinra. Je vous ai fais appeller car, dans les papiers de mon père, j’ai vu qu’il vous a fait une offre de promotion, il y a trois jours de cela. J’ai remarqué qu’il y avait une date buttoir qui est aujourd’hui. Alors, avez-vous pris le temps de réfléchir et décider si oui ou non vous accepteriez cette offre ?

- A vrai dire monsieur, j’y ai beaucoup réfléchi, mais j’aimerais savoir la différence de travail entre simple membre des Turks et chef des Turks.

- Déjà, « simple membre des Turks », c’est déjà très bien étant donné que vous êtes une organisation plus ou moins secrète de la Shinra. Ce n’est pas pour rien que votre bureau est à cet étage.

- Certes.

- Si vous acceptez cette promotion, votre charge de travail augmentera sensiblement. Vous ne finirez plus à 19h, comme tous les jours et resterez à travailler jusqu’à 21,22 voire 23h ou minuit. Il faudra vérifier que charque compte rendu de mission ou rapport de vos collègues sont bien préparés et bien sûr, il s’agit de désigner les missions importants et qui doit les effectuer.

- Oo Coup dur… oO Et en quoi consiste le travail du soir ?

- Finir ce qui est en retard, préparer les missions, finir les rapports, etc…

- Oo De la paperasse quoi… J’ai horreur de ça. oO

- D’ailleurs en parlant de ces rapports, je vais changer tout ça. Père prenait les rapports tous les quinze jours. Quelle idée idiote ! Je veux être au courant chaque jour de ce qui se passe. Tous les jours, je veux les rapports de vos collègues à 8h sur mon bureau, faisant le bilan de la journée précédente. Bien Reno, que décidez vous ?

- OO Hors de question que je me tape du boulot en plus !!! C’est mort ! oO J’accepte monsieur. »

 

Il venait de se rendre compte de ce qu’il avait dit, qui était en parfaite contradiction avec son esprit. Cependant, Rufus, les mains liées, le regardait avec un sourire serein.

 

« - Très bien. Reprit le Président. Dans ce cas, nous nous retrouverons régulièrement le soir pour planifier toutes les futures missions.

- Oh ? C’est avec vous que je prépare ça ?

- Bien sûr ! Ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Bien Reno, j’ai beaucoup de travail, alors je vais vous laisser. Il faut d’ailleurs que je convoque Tseng pour lui annoncer son rétrogradage. Bonne journée Reno. A ce soir.

- A ce soir monsieur. »

 

En quittant le bureau, il s’adossa au bureau en s’insultant de tous les noms. Pourquoi avoir accepté cette stupide promotion qui lui donnait un boulot très important en plus ?! Il était sur le point de refuser mais il avait dit oui.

 

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Bon alors ça y est, le contact a été établi!

Maintenant tout reste à faire!^^

Dites moi ce que vous en pensez pour le moment s'il vous plaît! =)

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Chapitre II [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le samedi 12 juillet 2008 23:30

L’esprit embrouillé, il regagna son bureau. Tseng fut convoqué quelques minutes plus tard, et revint fulminant dans le bureau, une vingtaine de minutes plus tard :

 

« - Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! S’emporta t’il. »

 

Elena et Rude se retournèrent vers lui. Il était fou de rage. Il se dirigea vers Reno.

 

« - Petit merdeux ! Tu m’as fais perdre mon poste !!! 

- Hey ! J’y suis pour rien moi ! Le vieux m’avait proposé, j’ai demandé du temps pour réfléchir et j’ai accepté.

- T’es même pas foutu de taper un rapport alors que moi, ça fait cinq ans que j’ai ce poste et que je travaille d’arrache pied ! Je dors cinq heures par nuit et toi…

- Du calme ! C’est pas de ma faute si tu passes ton temps à faire de la merde ! »

 

Une lueur de défi brilla dans les yeux des deux hommes mais Tseng se retourna vivement et quitta le bureau en claquant la porte. Vers 19h, tous les employés quittèrent les lieux. Seuls les hommes de la sécurité étaient encore là, Reno et le Président. Avant de travailler, Reno alla prendre un casse dalle et un thermos de café à la cafétéria du bâtiment. Il remonta en ronchonnant et s’installa à l’ordinateur de Tseng. Les pieds sur le bureau, il pianotait dans ses données pour voir ce qui était en suspens et à faire à l’avenir. Il ne savait pas d’où lui venait ce zèle, mais ce n’était pas plus mal après tout. Tout était calme et silencieux. Vers 22h, il avait mal aux yeux à force de passer sa journée sur les ordinateurs et il fut convoqué par le Directeur. Ravi de quitter un peu l’informatique, il emporta quelques dossiers avec lui, même s’il ne savait pas vraiment ce qu’attendait le président de lui et et se dirigea vers son bureau.Il entra dans son bureau et celui-ci lui sourit.

 

« - Installez vous Reno. Vous voulez du café ? Demanda gentiment Rufus.

- Oui monsieur avec plaisir.

- Oublions toutes ces formalités. Appellez moi Rufus.

- Bien mons… Rufus »

 

Celui-ci lui sourit en préparant le café. Il lui tendit alors une tasse.

 

« - Vous avez l’air nerveux. Détendez vous. Dit Rufus d’une voix calme. 

- Désolé, ça me fait bizarre ce poste d’un coup.

- Je vous comprends. Mais vous savez, je ne mords pas. Je ne suis pas comme mon imbécile de père. Détendez vous. On va parler ce soir.

- Parler ?

- Oui. J’ai envie d’en savoir plus sur mes employés… »

 

Son regard se fit pénétrant et Reno se sentait mal à l’aise.

 

« - Que voulez vous savoir ? Réussit-il à articuler.

- Je ne sais pas. Ca fait combien de temps que vous travaillez ici ?

- Trois ans. J’avais à peine 18 ans.

- Comment avez-vous fais pour entrer chez les Turks comme ça ?

- C’est plus un coup de chance qu’autre chose. Rude est un ami de longue date. J’ai réussi à y entrer grâce à lui. J’ai eu un entretien avec… Avec votre père et apriori ça lui a plu donc voilà.

- Ah oui effectivement. Vous avez été chanceux. »

 

Reno hocha la tête et un silence s’installa de nouveau entre les deux hommes. Le président reprit alors :

 

« - Personnellement, je n’avais pas forcément envie de prendre la succession maintenant, mais après tout je suis heureux. Le personnel est vraiment très… Amical. Je n’aurais pas pensé ça. Surtout des Turks.

- Oh… On n’est pas méchants vous savez. On fait juste notre travail.

- Ce n’est pas trop dur de penser comme ça ?

- Vous savez, si j’ai des états d’âme pour chaque personne morte par ma faute, je crois que je peux tout de suite me pendre.

- Vous avez raison et ça serait dommage. »

 

Rufus le regarda en souriant doucement. Reno était de plus en plus mal à l’aise.

 

«- Parce que j’ai lu vos rapports et vous faites vraiment du bon travail. Reprit-il. 

- Oo Oui quand je m’y mets… oO Merci.»

 

Reno se détendit un peu.

 

« - Merci monsieur.

- Appelez moi Rufus je vous ai déjà dis.

- Excusez moi, c’est l’habitude.

- Il n’y a pas de problème. Vous reprenez du café ?

- Oui je veux bien.

- La soirée risque d’être longue…

- Hum ?

- C’est vrai que nous parlons mais nous devons travailler également. Je ne veux pas avoir une réputation de fumiste alors que j’ai toujours travaillé. Ca serait vraiment dommage. Vous êtes bien plus bavard que la plupart des gens ici. Ils ont tous peur de dire quelque chose qu’il ne faut pas parce que je suis le patron. Ca a le don de m’énerver. Vous, vous n’avez pas peur de me parler et d’être sincère avec moi. J’aime beaucoup ça.

- Je ne vois pas pourquoi je vous mentirais.

- Oh vous savez ici, il y en a beaucoup qui fonctionne comme ça… Mais ils n’ont pas idée de tous les dossiers que j’ai sur eux.

- Moi j’en ai une petite idée. C’est pour ça que je ne cherche pas à mentir. De toute façon, je n’en vois pas l’utilité.

- Exactement. Vous êtes très fin.

- C’est le métier qui l’apprend. »

 

Rufus sourit à nouveau et se leva du bureau pour s’approcher de lui, assis dans un fauteuil.

 

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Bon bah voilà leur premier vrai contact! ^^

Qu'en pensez vous?

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Chapitre II [Troisième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le samedi 12 juillet 2008 23:44

« - Cependant, le métier n’apprend t’il pas également d’être habillé convenablement ? »

 

Reno comprit aussitôt l’allusion et commenca à reboutonner sa chemise correctement :

 

« - Ah non non ! L’arrêta le Président. C’est très bien comme ça. Vous avez votre look. J’aime beaucoup ça. C’es très… »

 

Il le dévisageait de nouveau et Reno ne savait pas où regarder. Le Président, le bureau, le mur ou encore la magnifique vue sur la ville derrière le bureau ? Finalement, par respect pour son supérieur (et ne pas s’attirer d’ennuis), il soutint le regard du jeune homme. Il s’approcha de nouveau de lui et s’assis sur le bureau, juste en face de lui. Les coudes sur ses cuisses, les mains croisées et la tête dessus, il souriait en l’observant. Son employé aurait bien voulu disparaître dans un trou de souris. On frappa alors à la porte du bureau présidentiel :

 

« - Entrez. Ordonna Rufus, une pointe d’irritation dans la voix. »

 

Tseng entra dans le bureau :

 

« - Que faites vous ici ? Demanda Rufus d’un ton beaucoup plus froid qu’avec Reno.

- Monsieur, excusez moi de vous déranger. Reno ne connaît pas vraiment les tâches en cours qui avaient lieu entre le Président et moi. Je me suis dis que ce soir, je pourrais être avec vous pour mettre tout ça en route… Annonca Tseng fébrilement. »

 

Les yeux du Président étaient devenus froids et neutres.

 

« - Bonne idée Tseng. Dit il cependant. »

 

Il se leva pour retourner à sa place derrière le grand bureau et l’ancien chef des Turks approcha avec de gros dossiers sous les bras. Il les posa sur le bureau avant de s’asseoir. Il se mit à parler et Rufus ne semblait pas vraiment l’écouter au début. Finalement, l’appel du travail fut le plus fort et ils passèrent trois longues heures (surtout pour Reno) à éplucher les dossiers en cours. Vers 2h30, Tseng et Reno quittèrent ensemble le batiment Shinra. A peine dehors, Reno sortit son paquet de cigarettes et en alluma une :

 

« - Tu devrais arrêter tu sais. Lui conseilla Tseng.

- Depuis quand tu te préoccupes de ma vie ? Murmura Reno d’un ton froid.

- Je dis ça pour toi.

- Trop aimable. Mais il faut bien mourir de quelque chose alors fous moi la paix.

- … Ce n’était qu’un conseil… »

 

Reno avait bien envie de lui répondre mais finalement, il se tut. Rapidement, leur route se sépara. L’appartement de Reno était environ à deux kilomètres du batiment Shinra. Tout en rentrant en marchant lentement, il fumait cigarette sur cigarette, plongé dans ses pensées. Arrivé chez lui, il prit une bière dans le frigo avant de se vautrer dans le canapé. Il repensait au regard du Président et à son sourire. Il n’avait plus jamais eu le même une fois que Tseng est arrivé. Avant d’aller se coucher, il fuma une dernière cigarette mais finalement, il s’endormit dans le canapé celle-ci en train de se consummer dans le cendrier.

 

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Voilà voilà encore un chapitre mais j'avance quand même! ^^

Pour les questions je suis laaaaaaaaaaa!!! =D

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Chapitre III [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le dimanche 13 juillet 2008 15:32

Il fut réveillé quelques heures plus tard par son portable.

 

« - Allô… ? Ronchonna t’il.

- Reno c’est Elena, qu’est-ce que tu fous ?!

- Hum… De quoi ?

- Il est presque 9h ! Dépêche toi !!!

- Ah putainnn… Bon… J’arrive…

- Dépêche toi !

- Oo Mais ta gueule blondasse de merde…oO Oui oui j’arrive. »

 

Il raccrocha et se leva difficilement. Après une douche rapide, il se mit rapidement en route vers le bureau. Cependant, il ralenti et y allait d’un pas calme et posé en dégustant sa première cigarette de la journée en guise de petit déjeuner. Une voiture ralentit pour se mettre à son niveau et la fenêtre de droite s’ouvrit :

 

« - Je t’emmène ? Demanda Reeves.

- Oo Merde je peux pas être peinard ? oO Oui je veux bien merci. Elena m’a gueulé dessus alors j’arriverais plus vite.

- Grimpe ! »

 

Dix minutes plus tard, ils entraient dans le bureau des Turks. Elena se leva, folle de rage.

 

« - On t’attend depuis presque deux heures !!! Cria t’elle.

- Oh du calme. Je suis désolé. On s’est couchés tard cette nuit et…

- Je suis là moi. L’interrompit Tseng. »

 

 

Reno lui jetta un regard froid et celui-ci ravala son sourire :

 

« - Oui bah ça me fait plaisir que tu sois là ! Tu peux pas savoir à quel point ça va changer ma vie ! Ironisa Reno.

- Dis nous ce qu’on doit faire. Demanda Elena.

- Votre travail comme toujours.

- Non mais par rapport à hier, ta première réunion avec le Président.

- Ah… Demandez à Tseng. Je suis pas d’attaque ce matin.

- Quoi ?! S’étonnèrent-ils tous. 

- On t’a attendu deux heures pour que tu nous dises ça ?! S’emporta de nouveau Elena.

- J’y peux rien si vous avez le cerveau aussi ouvert et évolué que deux barreaux de prison. Tseng, fais un résumé de la réunion. »

 

Tseng, obéit à son nouveau supérieur à contrecoeur.

 

« - Le Président voudrait augmenter la puissance et la production des réacteurs Mako d’environ 15% d’ici deux mois et….

- On s’en fout de ça, ça ne nous concerne pas. Passe à la suite. Le coupa Reno.

- … Bien. Il veut également cesser les recherches contre AVALANCHE.

- Quoi ?! S’étonna Elena.Après tout le travail qu’on a fait !

- Ils sont encore vivants, c’est la preuve concrète que vous n’avez servi à rien. Lui répondit Reno.

- Je te signale que tu en fais partie ! Riposta la seule femme du groupe.

- Oui mais au moins, j’assume. Le Président a raison d’arrêter cette chasse à l’homme. Elle n’a jamais servi à grand-chose.

- On s’est donné tellement de mal… On a tout cherché sur eux. Tout !

- Ceux sont les ordres.

- Oui je sais. »

 

Elena semblait dégoutée. Ses courts cheveux blonds lui tombaient sur le visage. C’était une femme déterminée qui finit toujours ce qu’elle démarre. Egalement très travailleuse et rigoureuse, son tempérament impulsif lui cause régulièrement des accrochages avec Reno qui a toujours du mal à s’y mettre. Rude, comme toujours, était impassible et silencieux. Tseng continua son résumé quand Heidegger entra à la volée dans le bureau.

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Chapitre III [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le jeudi 17 juillet 2008 19:46

C’était un petit homme, très fort, avec des petits yeux noirs et une barbe noire épaisse. Les boutons de son uniforme vert étaient sur le point de craquer.

 

« - Hey ho calmos avec la porte ! Lui lança Reno, assis sur sa chaise, les pieds croisés sur son bureau comme d’habitude.

- Toi ! Viens là ! Vociféra Heidegger. »

 

Reno se leva en soupirant pour suivre l’homme. Heidegger ferma la porte derrière lui et l’incendia dans le couloir :

 

« - Comment te permets tu d’arriver en retard comme ça ?! L’enguirlanda t’il avec sa grosse voix.

- C’était pas voulu et…

- Ne m’interromps pas ! Parce que tu es devenu chef des Turks tu te crois tout permis ?! Tseng méritait bien plus ce travail que toi espèce de tire au flanc !!! »

 

Il lui postillonna sur la joue. D’un mouvement très délicat mais exprès devant Heidegger, il s’essuya la joue.

 

« - J’ai jamais dis le contraire mais dans la vie il faut savoir se battre et saisir les occasions quand on les a. Sinon on se fait bouffer. Lui rétorqua Reno.

- Tu ne mérites même pas ce travail et…

- Un problème ? »

 

Derrière eux, Rufus Shinra venait d’arriver, une main dans la poche de son pantalon blanc et son long manteau blanc ouvert le mettait parfaitement en valeur. La voix de Heidegger se radoucit aussitôt.

 

« - Monsieur le Président ! Non, non tout va bien, ne vous inquiétez pas ! Voulez vous que je vous prépare du café ou que j’aille vous acheter quelques croissants ? Dit Heidegger d’une voix mielleuse.

- Non merci. Un café me suffira. Reno, veuillez me suivre s’il vous plait. Vous allez me dire ce qu’il s’est passé et nous réglerons cette affaire tous les deux.

- Mais… Souffla Heidegger.

- Heidegger. Mon café.

- Oui monsieur. »

 

Il disparut alors dans l’ascenseur en lançant un regard assassin à Reno. Avant que les portes de l’ascenseur ne se ferment :

 

« - Occupez bien de lui monsieur ! Intima Heidegger.

- Soyez sans craintes. Répondit Rufus avec un sourire. »

 

Heidegger hocha la tête séchement et les portes se fermèrent.

 

« - Venez dans mon bureau. Ordonna le Président.

- Oo Et merde, je vais encore me faire engueuler. oO Bien monsieur. »

 

Dans son bureau, il l’invita à s’asseoir et ne fit pas le tour de son bureau mais s’assis de nouveau en face de lui comme la veille au soir.

 

« - Bon, dites moi ce qu’il s’est passé avec Heidegger. Lui demanda Rufus. 

- Je suis arrivé en retard de deux heures ce matin. Répondit Reno le plus franchement du monde.

- Oh ? C’est juste pour ça qu’il hurlait comme ça ?

- Oui.

- Il est toujours aussi détestable. Pas étonnant que c’était le meilleur ami de mon père. Je n’ai jamais aimé ce type. Quand j’étais petit, il me faisait toujours des tapes sur l’épaule. J’avais peur qu’elle se démette à chaque fois. »

 

Reno sourit à cette anecdote. Rufus lui fit un regard perçant qui mit rapidement Reno mal à l’aise de nouveau.

 

« - C’est vrai que vous avez l’air fatigué. Remarqua t’il.

- Je… Je n’ai pas l’habitude de travailler aussi tard. Oo Et autant surtout… oO

- Ne vous inquiétez pas. Vous allez prendre le rythme. Et moi aussi d’ailleurs. Moi aussi je suis en retard ce matin. Mais l’avantage, c’est qu’on ne me dit rien.

- Oui. Ca aide d’être président. »

 

Reno remarqua aussitôt sa raillerie et s’en voulut de jouer avec le feu avec son patron. Mais à son grand étonnement, Rufus éclata de rires :

 

« - Oui. C’est vrai. Je suis tranquille, on me craint. Mais ça a aussi ses inconvénients. Personne n’est franc avec moi ici. On va toujours dans mon sens. Sauf vous. Vous n’hésitez pas à dire ce que vous pensez et j’aime ça. »

 

On frappa à la porte du bureau et Rufus fit entrer Heidegger.

 

« - Votre café monsieur. J’espère que vous lui avez expliqué ce qu’est le travail et l’effort ! »

 

Reno soupira fortement. Heidegger dirigea ses petits yeux de vipère vers lui :

 

« - Et toi arrête de soupirer comme ça ! Tu n’es vraiment qu’un…

- Heidegger ça suffit. L’interrompit le Président. D’un, vous n’avez aucunement le droit de vous mêler des affaires des Turks. De deux, vous n’avez pas l’autorisation de le tutoyer. Je ne me le permets pas moi-même, je ne vois pas pourquoi vous le feriez.

- Mais monsieur…

- Disposez maintenant. »

 

Heidegger était interloqué. Avec le père de Rufus, tout était plus simple. Il avait presque autant de droit que lui. Mais avec l’arrivée de Rufus, il retrouvait sa place, chef militaire. La bouche en cul de poule, il s’éclipsa du bureau. Reno avait un petit sourire satisfait mais mit deux doigts devant sa bouche pour ne pas le laisser aperçevoir.

 

« - Cet homme grossier a le don de m’énerver. Dit Rufus, le regard sur la porte qui venait de se refermer. »

 

Reno croisa ses jambes :

 

« - Je me suis habitué à l’entendre hurler à longueur de journée pour x ou y raison. Bizarrement, il ne m’a jamais aimé. Le look détendu, dire ce qu’on pense, etc… Il n’a jamais aimé. Raconta Reno.

- Pourquoi ça ne m’étonne pas ? »

 

Ils se sourièrent avant d’éclater de rire tous les deux. La chaleur ambiante endormait les sens et Reno, mort de fatigue, se sentait partir petit à petit. Il luttait contre le sommeil.

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