A peine une heure plus tard, son réveil sonnait. En grognant, il l’éteignit et pour être sûr de ne pas se rendormir, il se leva directement. Après une douche où il serait bien resté assez longtemps, il s’habilla avec des vêtements propres et prit le chemin du bureau. Il était absolument épuisé, cependant, il arriva à l’heure dans le bureau des Turks.
« - Oula. T’as une de ces têtes toi ! Dit Elena à Reno en guise de bonjour.
- Cette nuit avec le Président on a été obligé d’aller au Gold Saucer. Visite du parc, négociation, bref, on est reparti de là bas à 5h du matin donc oui, je dois avoir une sale gueule. Maugréa celui-ci.
- Oh ça va, je plaisantais.
- Ce genre de connerie à 8h du matin quand j’ai dormi une heure tu peux te les garder et te les foutre là où je pense !
- Toujours aussi agréable… »
Il se retourna et vit Tseng qui venait d’entrer dans le bureau, un café à la main.
« - J’aime pas qu’on m’emmerde dès le matin ! J’ai l’impression de répéter ça tous les jours ! Rappela Reno énervé.
- Pitié, taisez vous un peu ! Dit Reeeves.
- Dis ça à Elena. Je demande rien moi ! »
De mauvaise humeur, Reno s’installa à son ordinateur. Il vérifia ses E-mails comme tous les jours. Six nouveaux messages. Rien de bien intéressant. Il répondit à ceux qui nécessitaient une réponse et se tourna vers ses collègues.
« - Bien. Elena, Rude, vous pourriez faire un tour à Gongaga ce matin ? Demanda Reno.
- Pour le réacteur abandonné ? Questionna Elena.
- Oui.
- A vrai dire, je crois que Heidegger veux y aller.
- De quoi il se mêle lui ?
- J’en sais rien. Il me l’a dit hier soir.
- Je vais lui dire ma façon de penser à ce mec.
- Reno ! »
Trop tard. Il se leva et quitta le bureau. Il descendit les marches pour aller deux étages plus bas, au bureau du chef militaire. Il frappa à son bureau. Le ton bourru de l’homme lui répondit en lui indiquant d’entrer.
« - Qu’est-ce que tu fais là toi ? Rala Heidegger.
- Oo Je croyais que Rufus t’avais dis de ne plus me tutoyer pauvre con ? oO J’aimerais savoir pourquoi vous voulez aller à Gongaga. C’est le travail des Turks !
- Avec toi à la tête des Turks, on est mal barré ! J’IRAIS à Gongaga !
- Je vous interdis d’y aller ! C’est NOTRE travail !
- Tu ne sais pas ce qu’est le travail !!!
- Arrêtez de me prendre pour un incapable !
- Tu ES un incapable !
- Non mais je rêve ! J’en ai marre de te voir me prendre pour de la merde ok ?!
- De quel droit tu me tutoies ?!
- Et toi ? De quel droit tu me tutoies aussi ?! Pauvre con ! »
Reno quitta le bureau en claquant la porte. Heidegger sortit en furie pour le suivre alors qu’il allait remonter vers son bureau.
« - Reviens ici merdeux ! Vociféra Heidegger.
- Va te faire foutre ! Je suis pas ton clébard !!!
- Qu’est-ce qui se passe encore ici ?! »
Une femme blonde coiffée d’un chignon et vêtue d’une élégante robe grenat arrivait vers eux, les sourcils froncés.
« - Scarlet ! S’écria Heidegger. J’en ai marre de cet insolent !
- Mais j’ai fais que défendre mon boulot, merde ! Répliqua Reno. »
Scarlet le toisait du regard. Elle se retourna pour aller à son boulot avec une moue dédaigneuse.
« - Tu n’as qu’à exiger son renvoi.
- Excellente idée Scarlet ! Dit Heidegger d’un ton enjoué. Le Président est là ?
- Pas encore.
- Mais il est presque 9h30 !
- Tu n’as qu’à lui dire d’être à l’heure…
- Euh…
- Oo T’en aurais pas les couilles… oO Pensa Reno, les bras croisés sur sa poitrine et un sourire mauvais aux coins des lèvres. »
Heidegger se retourna vers lui.
« - Qu’est-ce qui te fait rire ? Grommella t’il.
- Oh rien…
- Je te jure que quand le Président arrive, tu vas te faire congédier vite fait, bien fait !
- Oui bah j’ai compris… »
Démoralisé par Heidegger et une certaine peur au ventre, il remonta au bureau des Turks. Ses collègues se retournèrent vers lui.
« - Il a rien voulu savoir ? Demanda Elena inquiète en voyant sa mine sombre.
- Exactement. Et… Il va me faire virer.
- QUOI ?! »
La stupeur d’Elena lui fit chaud au cœur. Elle venait de prouver qu’elle l’aimait bien malgré leurs disputes très fréquentes. Les autres semblaient inquiets aussi et il se sentait presque touché de voir qu’ils ne restaient pas de marbre à cette annonce. Malgré tout, ils se remirent au travail. Reno également mais son esprit était ailleurs. La menace de Heidegger flottait au dessus de sa tête. Vers 11h30, une secrétaire vint dans le bureau le prévenir qu’il était convoqué dans le bureau du Président. Il se leva en respirant un grand coup. Le rituel habituel s’ensuit et il entra dans le bureau. Heidegger était assis dans un des fauteuils et ne le regarda même pas quand il s’assit à ses côtés. Reno avait du mal à rester de marbre et son cœur ne faisait que battre plus fort à la vue du bel homme en face de lui. En revanche, Rufus était complétement neutre.
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Alors? Que va t-il se passer?











