Il se leva aussitôt et se mit à la recherche de Rufus. Finalement, il entendit la radio dans la cuisine et s’y dirigea. La vision du Président en peignoir avec ses cheveux encore humide ne le laissa pas indifférent.
« - Oo Wouaw… Quelle douce vision… oO»
Rufus se retourna vers lui en souriant. Il se dirigea vers lui et l’embrassa directement. Reno en avait presque oublié l’appel de Tseng. Finalement :
« - Dis moi, il y aurait moyen que tu me déposes rapidement chez moi ? Demanda Reno.
- Oui bien sûr pourquoi ?
- Tseng m’a appellé… Je lui ai donné rendez vous au bâtiment Shinra dans trois quarts d’heure. Mais il faudrait que je repasse chez moi pour changer de vêtements et que ça ne fasse pas trop louche.
- Ah d’accord… Il est passé ici tout à l’heure avec Elena.
- C’est vrai ?
- Oui. Ils voulaient savoir exactement qu’est-ce qu’ils devaient faire là bas. Mais forcément comme ils n’arrivaient pas à te joindre…
- Oui c’est sûr…
- Bon je vais m’habiller et je t’emmène.
- Merci. »
Les deux hommes étaient deçus de ne pas pouvoir passer leur journée ensemble. Au lieu de ça, Reno allait travailler. Plus ça allait, plus il était allergique à ce mot. Rufus le conduit rapidement chez lui et après quelques baisers, Reno quitta la voiture à regret pour monter chez lui. Il se changea rapidement. Jean noir avec une chemise blanche. C’est dimanche. Il se dirigea alors vers le bâtiment Shinra et ne put s’empêcher de sortir une cigarette. Il avait tellement l’habitude d’en fumer une ou deux en allant ou en rentrant du travail. Il arriva avec dix minutes de retard mais il s’en foutait. Tseng l’accueillit avec toute la douceur dont il était capable.
« - Mais qu’est-ce que tu fous bordel ?! On a la masse de boulot ! Alors déjà qu’on arrive pas à te joindre mais en plus tu arrives à la bourre ?! J’en ai marre tu sais !!!
- Calme toi l’hystérique. Je te rappelle un truc. On est dimanche ok ? Et les gens normaux le dimanche matin, ils dorment ! Alors estime toi heureux que je sois là. En plus j’ai même pas pu prendre mon café alors commence pas à me faire chier ok ? Oo Et le pire, c’est que j’ai pas pu rester avec Rufus… oO
- … Bon, on y va. Tu as le passe pour rentrer dans l’immeuble ?
- Heureusement.
- Tu n’es même pas en uniforme ? Demanda Elena.
- On s’en fout j’ai dis ! C’est dimanche !
- Ok, ok ! »
De mauvaise humeur, il mit son passe dans la fente magnétique et bientôt les portes automatiques d’entrée du bâtiment s’ouvrirent. Ils montèrent sur le toit pour prendre un hélicoptère et se diriger vers Gongaga. En survolant la ville, Reno se rappela leur traversée nocturne avec Rufus quelques jours plus tôt. Il se rendait compte que toutes ses pensées étaient fixées sur lui et repenser à la veille lui faisait un certain effet. Mais afin de rester concentré sur son pilotage il essaya de ne pas trop y songer.
« - Et en fait, pourquoi est-ce que je dois venir avec vous ? Vous pouviez y aller seuls non ? Demanda Reno à ses coéquipiers.
- Tu es le supérieur des Turks. Voilà pourquoi. Répondit Tseng.
- Y’a des jours où je regrette vraiment ce poste.
- Oui moi aussi… »
L’amertume dans la voix de Tseng était franchement exprimée. Il regrettait énormément d’avoir perdu ce poste. En observant son supérieur, Elena remarqua qu’il avait plutôt l’air rêveur, ce qui n’est pas dans ses habitudes. L’histoire de la veste lui revint alors en mémoire. Une pensée absurde lui traversa l’esprit mais elle ne put s’empêcher de demander.
« - Dis moi Reno… Tu étais où cette nuit ?
- Bah chez moi pourquoi ?
- Ah… D’accord. Non comme ça… »
La question d’Elena le surprit. Il chercha éventuellement pourquoi elle lui avait demandé ça. Il se rappela ce que Rufus lui avait dit. Ils étaient passés chez lui plus tôt dans la matinée. Son cœur se serra dans sa poitrine. Avait-elle vu quelque chose de compromettant ? Elena, quant à elle, chassa alors ce qu’elle avait vu de sa tête. Après tout, elle ne l’avait vu que très brièvement, elle avait sûrement révé. Bientôt, ils attérirent à côté de Gongaga et Reno. La première chose qui sautait au yeux en sortant de l’hélicoptère était un réacteur complétement hors service et explosé.
« - Et bien… Va falloir un sacré budget pour remettre cette ruine en route déjà… Commenta Teng.
- Tu devais pas aller au Gold Saucer pour le Président toi aujourd’hui ? Demanda Reno.
- Oui mais j’attends qu’on vienne me chercher. Des hommes de Dio doivent passer.
- Ah ok. Bon je vous préviens, je passe pas la journée ici alors si on pouvait aller vite…
- Bah on y va tous les deux alors. Tseng, tu attends les hommes ? Proposa Elena.
- Oui oui, partez sans moi.
- Question conne mais simple. Demanda Reno. Tu rentres comment à Midgard ?
- J’aurais certainnement fini avant vous. Je vous rejoindrais. En gros je dois récupérer des papiers et parlementer rapidement avec Dio. J’en ai pour une heure tout au plus. Expliqua Tseng.
- Ah ok Bon alors viens Elena. On y va. Plus tôt on s’y sera mit, plus tôt on aura fini ! »
Au même moment, des hommes arrivèrent en buggy pour emmener Tseng au Gold Saucer. Les deux autres Turks allèrent à Gongaga et en premier lieu, au réacteur.
« - Il est pas moisi, il est pire que ça. Ca sent le chacal par là même ! Beurk ! Rala Reno.
- Arrête un peu de te plaindre, il faut qu’on fasse un rapport de l’état du réacteur au Président. Le reprit sa collègue.
- Je vais t’en faire un de rapport. Pourri, moisi, inutilisable ! Et voilà ! On se casse ?
- Arrête tes conneries. Je sais que t’aimes pas bosser le dimanche mais c’est comme ça. Alors maintenant qu’on est là, mets y un peu de bonne volonté d’accord ? Je sais ! On va se séparer les tâches en deux ! Je m’occupe de l’état du réacteur et toi tu vas voir les gens et tu fais le rapport sur leur condition de vie.
- Ca marche. »
Ils se séparèrent et Reno était bien heureux de quitter la puanteur autour du réacteur. Il alla donc se renseigner auprès de la « population » de Gongaga sur leur façon de vivre et s’ils seraient pour ou contre la réactivation du réacteur. Finalement, une fois dans son travail, le temps passa plutôt vite et trois heures plus tard, ils décollaient vers Midgard, Tseng les ayant rejoint une heure auparavant.
« - Alors Reno ? Ils t’ont dis quoi les clochards du coin ? Demanda Tseng.
- Les clochards ? Tu parles des pauvres gens qui ont vu un réacteur leur sauter à la gueule, qui ont perdu leurs familles et leurs biens dans cette explosion ? C’est bien ceux là dont tu parles ? S’énerva son supérieur.
- Hey du calme. Je plaisantais.
- Super drôle. Je suis tordu de rire ! Ah ! Ah ! Ah ! Pfff… N’importe quoi toi…
- Enfin bref, qu’est-ce qu’ils t’ont dis ?
- Bien sûr qu’ils sont contre. Leur condition de vie est misérable. Tout est pollué. Ca pue, c’est innomable. Je pense que je vais demander au Président s’il n’y a pas moyen qu’ils soient évacués et installés ailleurs.
- Depuis quand tu fais dans l’humanitaire ?
- Je sais pas… La condition de ces gens me touche, c’est tout. J’ai encore le droit d’avoir un cœur non ? C’est interdit ?
- Non, non… »
Le reste du trajet se passa silencieusement. C’est vrai qu’avant il se moquait du sort des gens. Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui il y était plus sensible ? Certes, il n’a jamais aimé devoir tuer inutilement mais là, ces gens vivent ici depuis des dizaines d’années. Il ne comprenait pas trop d’où lui venait cette soudaine sensibilité. Il n’avait qu’une hate, rentrer pour se poser et dormir. Il avait hâte d’être demain. Pas vraiment pour bosser mais plutôt pour revoir l’homme qui était son patron. Une fois attéris, ils quittèrent le bâtiment Shinra et se séparèrent après un bout de chemin ensemble. Il sortit une cigarette et allait l’allumer quand soudain la vision de Rufus flotta devant ses yeux. Il ne l’avait jamais vu fumer. S’il ne fumait pas, peut être qu’il devrait arrêter. Sans vraiment hésiter, il remit sa cigarette dans son paquet et le rangea dans sa poche. Chez lui, il prit une douche brûlante et s’installa devant la télé. Dans le milieu d’après midi, il reçut un texto d’un numéro inconnu. Mais le contenu du message était assez clair pour deviner de qu’il s’agissait.
« - Tu me mank. Joré vrmt voulu passé la journé ac toi. Mé on ora dotr occasion, jen doute pa. Vivement demin. Bsx. »
Reno sourit en relisant plusieurs fois le texto. Il enregistra le numéro du jeune homme et lui répondit.
« - Toi ossi tu me mank. Ca ma soulé dalé bossé tt a lheur mé bon javé pa tro le choi. G ate de te voir. »
Ils s’envoyèrent comme ça plusieurs textos dans la fin d’après midi. Le soir, il mangea tôt pour avoir une longue et bonne nuit de sommeil avant d’enchainer une nouvelle semaine difficile à encaisser niveau fatigue. A 21h, il dormait à poings fermés. Grâce à cette bonne nuit réparatrice, il n’eut pas trop de mal à se lever et son réveil ne se prit qu’un léger coup de poing.
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Tidadidadouuuuu! =D
Non je suis pas cinglée! xD
Y'a que moi pour me lever à 6h du matin un dimanche 3 août... -_-"
Bref! =D *crazy mode*
J'espère que ça vous plaît autant et je tiens à vous dire à quel point vos commentaires me touchent énormément! Alors continuez hésitez pas! =D
Ca me donne toujours envie d'en publier plus! (Et oui j'ai une bonne réserve d'avance mais ça serait trop facile de tout mettre d'un coup! Niark Niark niark! *sadique mode*)
Je suis folle? Oui je sais, c'est quelque chose qu'on me dit souvent! xD
Enfin bref j'attends vos réactionnns! =D










