Une fois arrivé à la grande et splendide demeure, ils s’activèrent pour rentrer tous les meubles et cartons rapidement. Le blizzard s’était levé et le froid mordant leur rongeait les mains et le visage. Pendant qu’ils s’affairaient, Rufus préparait du café et du chocolat pour tout le monde. Sa faiblesse le gênait déjà terriblement vis-à-vis des autres et il tenait à être utile à sa façon malgré tout. Enfin, ils passèrent la porte pour la dernière fois pour rentrer des chaises.
« - Enfin ! Ce n’est pas trop tôt ! Souffla Elena.
- Installez-vous ! Faites comme chez vous ! Lança Rufus de la cuisine. »
Reno retira aussitôt sa veste et l’accrocha au porte-manteau de l’entrée. Il étira son dos raide avant de s’écrouler dans l’un des canapés en cuir blanc. Il regarda par la baie vitrée du salon et vit le jardin se recouvrir d’un manteau blanc et épais. Elena, Rude et Tseng s’assirent sur les autres sofas. Reno finit par se relever, se rappelant l’état de son homme et rejoignit la cuisine.
« - Besoin d’aide mon bébé ? »
Le jeune homme remit une mèche blonde derrière son oreille avec un sourire.
« - Ca va t’en fais pas. »
Reno approcha tout de même. Rufus était en train de préparer quelques toasts grillés sur un plateau. Son homme le prit derrière par la taille et posa son menton sur son épaule.
« - Tu sais que tu ferais une bonne ménagère… ? »
Il se prit une claque douce sur la joue. Il rit avant de venir l’embrasser dans le cou. Tous les sens en éveil, Rufus pinça les lèvres.
« - Reno…
- J’ai envie de te…
- On a du monde je te rappelle !
- … Faire un câlin.
- … Et… Quel genre de câlin ?
- Oula… Tous.
- Je savais que tu pourrais plus tenir très longtemps.
- Je n’ai pas encore craqué…
- … Ta main est sur ma ceinture.
- Et alors ? Elle est encore accrochée à ton pantalon alors tout va bien non ? »
Il colla son bassin à ses fesses et serra son ventre. Ses lèvres furetaient sur sa nuque et remontèrent pour venir embrasser son lobe. Rufus respira profondément pour garder toute lucidité.
« - Bébé… Pas maintenant…
- Hum…
- Non n’essaye pas de m’avoir comme ça !
- Tu as envie que je continue…
- Et qu’est-ce qui te fait dire ça ?
- Ca… »
Il posa doucement sa main sous sa ceinture et la dureté de son jean ne le trompait pas. Rufus rougit doucement avec un sourire.
« - … Pervers.
- Mais c’est toi qui est excité il me semble.
- En même temps depuis le temps qu’on n’a pas…
- Je tiens à être sûr que tu ne risques rien…
- Mon cœur je ne suis plus plâtré et je vais bien.
- Oui… A peu près…
- Je vais bien !
- Tu es tant en manque que ça bébé ?
- … Oui. Et toi aussi alors chut. »
Reno sourit et ils entendirent Elena rire de l’autre côté.
« - Allez mon cœur… On a des invités alors… Ne les négligeons pas. Murmura Rufus avec toute la douceur dont il était capable. »
Il lui adressa un clin d’œil et Reno faillit se jeter sur lui mais il se retint. Ils retournèrent auprès de leurs amis. Reno tenait le plateau avec café, chocolat, pain grillé, confiture, beurre, miel, etc… Il le déposa et Elena afficha une mine gourmande.
« - Dis donc c’est le festin de rois là ! S’exclama-t-elle.
- Rufus adore prendre soin de ses invités je crois. Dit Reno en couvant son homme de tendresse. »
Leurs regards se croisèrent, non sans un sourire. Il rougit en baissant les yeux. Après leur collation bien méritée, ils discutèrent encore un peu et finalement, les trois Turks décidèrent de les laisser seuls. Rufus ramena le plateau à la cuisine tandis que Reno allumait un feu dans la cheminée. Il faisait nuit maintenant et le blizzard ne semblait pas près de se calmer. Il éteignit la lumière et vint s’asseoir sur l’épais tapis blanc face à la cheminée. Il mit un bras derrière la tête et la dure journée qu’il avait eut le rattrapa. Sans s’en rendre compte, le crépitement des flammes le berça et il s’endormit.
Quand il se réveilla, il régnait cette même ambiance douce. L’odeur âcre de la cheminée l’enveloppait ainsi que la chaleur. Sa tête reposait sur un support confortable. Il ouvrit lentement les yeux et vit Rufus au dessus de lui avec un sourire tendre.
« - Je… Je me suis endormi ? Murmura-t-il, encore ensommeillé.
- Oui. »
Rufus passa sa main dans ses cheveux. Sa moitié se rendit compte qu’elle reposait en fait sur sa cuisse.
« - Ca fait longtemps que je dors ?
- Une petite demi-heure. Mais je t’ai regardé dormir… C’est si plaisant. »
Reno tourna la joue contre sa cuisse pour qu’il ne le voie pas rougir.
« - Il est presque 21h30… Chuchota Rufus à son oreille.
- Et ça pose un problème ?
- Non du tout. Je t’informais juste, c’est tout. »
Il se baissa et déposa un baiser sur son front. Reno sourit et soupira de bien-être.
« - Tu te rends compte… Murmura-t-il. Nous sommes chez nous. Pas chez toi ou chez moi. Chez nous.
- Oui. J’ai encore du mal à me dire que… ça y est. On vit chez nous.
- Tu vas devoir me supporter tous les jours…
- Oh… Quel dommage… »
Il embrassa son front de nouveau et Reno passa un bras derrière sa nuque. Ses doigts se refermèrent doucement sur sa peau chaude. Il l’invita par un geste tendre à descendre un peu et ses lèvres vinrent trouver les siennes. Rufus mordilla sa lèvre inférieure avec tendresse. Son homme frissonna des épaules jusqu’aux reins. Soudainement, il se tendit et se redressa.
« - Mon cœur… ? Murmura Rufus sans comprendre.
- Excuse-moi. Je reviens tout de suite. »
Il se leva, laissant Rufus l’espace de quelques secondes. Il retourna auprès de sa veste sur le porte-manteau et revint une main dans le dos, en souriant.
« - Ferme les yeux. Demanda-t-il d’une voix tendre. »
Rufus le regarda sans comprendre et ferma les paupières. Il entendit Reno s’asseoir auprès de lui.
« - Je peux les ouvrir ?
- Attends… »
Il sentit Reno lui prendre la main et bientôt un contact froid le surprit sur son poignet droit.
« - Vas-y… »
Il ouvrit les yeux et émit un hoquet de surprise en voyant la gourmette en argent ornant magnifiquement son poignet. Il posa un doigt dessus et l’effleura tout du long avec émotion.
« - Reno… Mais…
- Je sais que tu ne fêtes jamais ton anniversaire à cause de… De ta mère. Alors je n’ai rien préparé de plus mais… Enfin… Je… J’y tenais…»
Rufus releva des yeux brillants vers son amour. Il était touché qu’il se rappelle de cela. En effet, sa mère avait perdu la vie en lui donnant la sienne et il avait toujours rejeté l’idée de fêter son anniversaire à cause de cette tragédie. Reno se gratta derrière la tête et le regarda avec un sourire amusé.
« - Tu ne croyais quand même pas que j’allais oublier ton anniversaire ?
- Je… »
Mais sa gorge nouée d’émotions l’empêchait de dire quoique ce soit. Il admira la fine calligraphie de l’argent où était inscrit deux R élégamment entrelacés au centre. Un symbole discret mais pourtant si fort.
« - Je ne risque pas d’oublier que le plus beau des anges est descendu sur Terre il y a maintenant 23 ans en ce 21 décembre… »
Le sourire de Reno lui fit monter les larmes aux yeux et il le serra dans ses bras avant de lui offrir un fougueux baiser de remerciement.
« - Je t’aime… Souffla-t-il entre leurs baisers enflammés et ses larmes émues.
- Oh moi aussi je t’aime bébé… Plus que tout autre chose au monde. »
Rufus le poussa doucement en arrière et Reno se retrouva allongé dans l’épais tapis moelleux. Rufus, assis à califourchon sur lui l’embrassa encore et encore. Ses mains glissaient dans ses cheveux et Reno venait caresser ses hanches et son dos avec ivresse. Leurs cœurs battaient une chamade symphonique accompagnée du crépitement du feu de cheminée à côté d’eux. Mais Rufus sentit rapidement ses quelques douleurs persistances le gêner et il se laissa rouler sur le côté en faisant venir Reno sur lui. Surpris, ce dernier se laissa faire néanmoins. Il perdit un instant ses lèvres mais ce ne fut que pour les retrouver avec passion. Reno glissa une main tendre dans sa chevelure blonde et happa ses lèvres en feu. Leur chaleur était plus significative que l’âtre brûlant.
« - Mon cœur… Murmura Rufus, le souffle court.
- Oui… ?
- … J’ai envie de toi. »
Ses yeux brillaient d’un amour si fort que Reno eut envie de se noyer dedans.
« - Mais… Tu n’es pas…
- Je suis bien.
- Tu es…
- Oui je suis sûr.
- Mais je…
- Non tu ne vas pas me faire mal. »
Reno sourit, amusé.
« - Tu vas me laisser finir mes phrases oui ?
- Je n’ai pas envie de t’entendre dire des bêtises.
- Tu me connais si bien que ça ?
- Il faut croire.
- D’accord. Alors quel est mon gâteau préféré ?
- Le fraisier et plus il y a de fraises, meilleur c’est ! »
Reno leva les yeux au ciel avant de sourire, vaincu.
« - D’accord t’as gagné.
- Je le savais.
- Mais tais-toi… »
Il se pencha sur ses lèvres et l’embrassa avec tendresse. Les mains douces de Rufus dans son dos ne tardèrent pas à agripper son T-shirt et il lui retira doucement. Reno en fit de même avec le sien. Le contact de leurs peaux l’un sur l’autre leur provoqua des frissons de plaisir à tous les deux. Elles étaient brûlantes. Transpirants d’un désir fougueux déjà trahi par leurs pantalons tendus. Les câlins avaient bien trop limités à leur goût ces derniers temps. Reno glissa une main entre leurs corps et vint effleurer un de ses tétons. Aussitôt, il entendit un petit gémissement. Il sourit et se pencha à son oreille.
« - Bébé…Tu es aussi sensible que ça… ?
- O, oui… »
Reno en profita pour caresser de sa langue son lobe avant de tracer un sillon brillant jusqu’au creux de sa nuque. Rufus, frémissant de plaisir, enserra son dos de ses bras et caressa la peau douce et chaude de sa moitié. Il remonta ses mains et joua avec ses cheveux avant d’enrouler sa queue de cheval infinissable entre ses doigts. Il laissa ses doigts jouer avec ses mèches jusqu’à ce qu’elles s’achèvent avant de reposer ses mains dans le creux de ses reins. Leurs lèvres se retrouvèrent. Peu farouches, elles laissèrent leurs langues se retrouver. Elles s’enroulèrent chaudement et jouaient entre elles. Reno laissa aller une de ses mains sur sa ceinture et la déboucla avec délicatesse. Il put aller déboutonner le jean délavé de Rufus. Leurs respirations augmentaient toujours. Plus fortes et intenses, ils transpiraient l’excitation.
Il abandonna les lèvres de son homme pour lui ôter son jean. Seul son boxer blanc le sauvait encore de la nudité. Mais son sexe tendu était nettement visible. Reno sourit en promenant deux doigts sur ses abdos.
« - Tu as autant envie que moi à ce que je peux voir…
- Tu ne peux même pas imaginer à quel point. »
Reno le gratifia d’un baiser furtif avant de s’occuper de son boxer. Il le fit glisser le long de ses jambes pour achever son effeuillage. Rufus profita qu’il soit légèrement relevé pour lui retirer d’un même mouvement son jean et son boxer. Reno se recoucha sur lui pour quelques caresses tendres et douces malgré une très forte excitation. Finalement, l’important n’était peut-être pas là. L’intensité de leurs sentiments explosait toujours plus de jour en jour. L’excitation n’était qu’un seul de ses fruits.
Et ils savaient désormais qu’aucune jouissance ne serait plus puissante que celles du calme et de la sérénité auxquelles ils aspiraient pour le restant de leurs jours.
Mais pour l’instant, c’est au coin du feu que leur amour ne faisait que naître. Comme la flamme, il brûle en eux et ne cessera de crépiter à jamais.
Musique: Michael Buble - I wanna go home.
Bon... J'avoue que je suis en train de verser quelques larmes.
Parce que c'est dur d'achever une histoire...
Mais il me reste encore l'épilogue à écrire!
En attendant je ne peux que vous demander votre avis sur la fin de l'Enfer des Anges qui se termine... (Déjà? T_T)
Personnellement j'ai écris cette dernière partie avec une émotion toute particulière. Mais je ferais un article quand j'aurais tout terminé pour vous expliquer tout ça.
En attendant, je vous laisse la parole. Et j'espère aussi vois des petits nouveaux s'exprimer! Vous feriez mon plus grand bonheur!
Et j'attends bien sûr tous ceux que j'ai l'habitude de voir! <3 (Ainsi qu'Aurore et Tiffany que je vois plus trop en ce moment!)
Allez, je vous écoute.









