Accueil Date de création : 12/07/08 Dernière mise à jour : 05/12/09 03:25 / 218 articles publiés
 
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L'Enfer des Anges

Chapitre IV [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le mardi 22 juillet 2008 00:06

« - Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Reno.

- Je ne sais pas. »

 

Il appuya sur le bouton de dépannage et finalement se retourna vers le jeune Turk. Leurs regards se croisèrent avant de finalement se noyer l’un dans l’autre. Les yeux aussi bleus l’un que l’autre, se cherchaient, s’appellaient timidement, cependant aucun n’osa bouger. Finalement, Rufus approcha doucement de Reno qui était contre la vitre en verre. Il sentait son cœur accelerer de nouveau mais tachait de rester calme. Rufus s’arrêta juste devant lui. Reno ne dit rien. Lentement, le jeune homme blond lui prit les mains. Il approcha encore sa tête et colla son front à celui de Reno. Il se mit à parler à voix basse :

 

« - Tu as le vertige ?

- Non.

- Tu es claustrophobe ?

- Non plus.

- Alors tout va bien… »

 

Reno ne savait pas s’il devait le rejetter ou pas. Jamais il n’avait été attiré par un homme auparavant. Ils faisaient environ la même taille et leurs regards ne se lachaient pas. Rufus ne s’était pas fait rejetter mais il ne se sentait pas tout à fait accepté non plus. Il reprit de sa voix douce et basse :

 

« - Tu as peur ?

- Peur de quoi ?

- De moi.

- Pourquoi je devrais avoir peur de… De toi ?

- Je ne sais pas. Tu n’as pas l’air très bien.

- Je… Ca me fait bizarre c’est tout.

- Je comprends. »

 

Rufus glissa lentement une jambe entre celles de Reno. Il leva ses deux mains qu’il tenait et les colla contre la vitre en les tenant toujours. Il croisa ses doigts avec les siens. Il s’approcha et glissa ses lèvres sur sa joue. Jamais Reno n’avait sentit son cœur battre aussi vite. Les lèvres de Rufus glissèrent petit à petit vers le bas pour finalement venir se poser sur les siennes. Au même moment, l’ascenseur se remit en route. Leurs lèvres restèrent scellés à s’embrasser tout le temps de la descente, sans aller plus loin cependant. Cela n’empêchait pas leur baiser d’être brûlant d’envie mais ils se séparèrent quand l’ascenseur était à deux étages du rez de chaussée. Quand les portes s’ouvrirent, ceux sont un patron et son employé, tout ce qu’il y a de plus commun, qui apparurent. Ils saluèrent les gardes de nuit avant de sortir de l’immeuble. Ils se serrèrent la main avant de se séparer. En rentrant chez lui, Reno se posait mille questions. D’abord sur lui-même. Il n’avait encore jamais eu de relations sérieuses et ce n’avait été qu’avec des filles. Jamais une relation n’avait duré plus d’un mois ou deux et encore. Il n’était pas du genre à s’attacher et devenir complétement dépendant de quelqu’un. Il ne s’est jamais réellement interessé aux filles qu’ils fréquentaient. Le bavardage de nana l’avait toujours ennuyé à mourir. Cependant cette fois ci, il repassait dans sa tête, toutes les images de ce qu’il s’était passé dans l’ascenseur. Comme un film qu’on adore, il se repassait les meilleurs moments, sentant même le rouge lui monter aux joues, ce qui n’est pas non plus dans ses habitudes. Il se retrouva devant la porte de son immeuble avec étonnement. Perdu en son fort intérieur, il avait marché pendant une demie heure sans s’en rendre compte.Une fois chez lui, il se dirigea directement vers sa chambre. Après s’être déshabillé distraitement et avoir jetté ses vêtements sur une chaise dans un coin, il tomba sur son lit. Il était fatigué mais ne trouvait pas le sommeil. Le visage de Rufus le hantait. Il avait l’agréable sensation d’avoir toujours ses lèvres contre les siennes. Il fermait les yeux et se revoyait, plaqué contre la vitre de l’ascenseur, prisonnier de son patron. Quelle douce vision. Les yeux de celui-ci étaient tellement beaux. Etait-il vraiment en train de virer de bord ? Après tout… Qui a-t-il de mal à ça ? C’est relativement troublé qu’il trouva le sommeil.

 

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Bon bah enfin! {#}

J'espère que ce premier baiser vous a plu!

Dites moi ce que vous en pensez of course! ^^

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Chapitre IV [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le vendredi 25 juillet 2008 19:56

Un sommeil perturbé et sans rêves qui fut relativement court à nouveau puisqu’à 7h, son réveil le réveilla brutalement.

 

« - Mais putain ta gueule… »

 

Il donna un coup de poing au réveil qui se tut. Il repassa ses deux bras sous son oreiller et posa sa tête dessus pour fermer les yeux encore quelques instants. Finalement, il se leva pour aller prendre une douche froide. De nouveau un éclatant ciel bleu et une chaleur étouffante faisaient rage en ce début de matinée.  Il coiffa rapidement ses longs cheveux avant de les attacher et de partir au travail. A peine sorti de son immeuble, il mit ses lunettes de soleil sur le nez pour protéger ses yeux du soleil. Arrivé à 8h pile, ses collègues étaient de nouveau étonnés :

 

« - Tu es à l’heure ? Demanda Elena.

- Si je suis là, c’est que je suis à l’heure non ? Tu es vraiment stupide parfois.

- Oh ça va ! Je te charrie !

- Je suis mal barré avec toi ! J’arrive en retard je me fais engueuler, j’arrive à l’heure, je me fais charrier !

- Hey du calme ! Dans tous les cas t’es pas du matin toi !

- C’est bien, au bout de trois ans tu le remarque. Mais t’es blonde, alors je t’en veux pas. »

 

Elle allait répliquer quand Rude lui fit signe que c’était inutile. A ce jeu, elle sortira toujours perdante. Enervée, elle remit son nez dans son dossier sur son bureau.

 

« - Bon au lieu de vous bouffer tous les deux, Reno, de quoi avez-vous parlé avec le Président hier ? Demanda Tseng. »

 

Reno eu aussitôt en mémoire la scène dans l’ascenseur et un doute l’assaillit. Il réalisa alors que ça avait été un rêve. Troublant rêve.

 

« - Reno ? Dit Tseng. »

 

Il releva brusquement la tête, tiré de sa pensée :

 

« - Oui euh donc. Il voudrait qu’on aille faire un tour à Gongaga. Un réacteur y est abandonné et il voudrait voir s’il y a moyen de le remettre en route.

- Quelle utilité de mettre en route un réacteur si éloigné de Midgar ? Interrogea Elena.

- Je ne sais pas. A défaut d’augmenter la puissance de ceux là. Et sûrement pour avoir du pouvoir étendu partout dans le monde. »

 

Il était toujours perturbé. Ce rêve avait eu l’air si réel. Mais c’était absolument impossible que cela se soit réellement passé.

 

« - Tout va bien ? Demanda Elena.

- Hum… ? Oh oui oui. Je suis juste assez fatigué. C’est pas évident de tenir ces horaires. Répondit son supérieur. »

 

Vers 10h30, on frappa à la porte du bureau et une femme en tailleur ouvrit la porte. Une secrétaire :

 

« - Excusez moi de vous déranger. Tseng et Reno, vous êtes demandés dans le bureau du Président. 

- Bien. Répondit Tseng. »

 

Les deux hommes se levèrent et frappèrent à la porte présidentielle. L’habituel ton froid de celui-ci les invita à entrer. Tandis qu’ils s’avancaient, Rufus se leva pour leur serrer la main. Un visage neutre, sans un sourire et une poignée de main tout ce qu’il y a de professionnel. Mais à cet instant, Reno savait qu’il n’avait pas révé. Cette scène dans l’ascenseur à belle et bien eu lieu la veille, la nuit, dans l’ascenseur en verre.

 

« - Prenez place messieurs, commenca le Président. J’ai une mission pour vous deux.

- Nous vous écoutons Monsieur. Répondit aussitôt Tseng.

- J’aimerais que vous alliez au Gold Saucer et que vous négociez l’achat du parc pour moi. »

 

Les deux Turks étaient stupéfaits.

 

« - Un parc d’attractions monsieur ? Demanda Tseng lentement.

- Tout à fait. Je veux que Shinra s’étende encore. Demandez Dio. Négociez à tous les prix. Il me faut ce parc.

- Euh… Bien monsieur.

- Faites ça ce matin. Prenez un hélicoptère et Reno revenez me faire le compte rendu à votre retour. »

 

Celui-ci hocha la tête.

 

« - Bien c’est tout. Vous pouvez disposer. »

 

Ils se levèrent, saluèrent le Président et quittèrent le bureau. Celui-ci était déjà le nez dans son ordinateur, une main pour tenir sa tête et ses jambes croisées sous le bureau. Son rêve rendait Reno de plus en plus perplexe. Il n’y a qu’aux commandes de l’hélicoptère qu’il se sentait bien. Pour les négociations, il laissa Tseng s’en occuper et finalement, ils trouvèrent un arrangement satisfaisant pour les deux. Reno sentit son cœur s’accelerer tandis qu’il arrivait devant le bureau du directeur. De l’autre côté, Tseng entrait dans celui des Turks. Il souffla un coup avant de frapper et de recevoir l’ordre d’entrer. Rufus leva les yeux vers lui et lui montra un fauteuil pour s’asseoir. Rufus tapa encore quelques minutes sur son ordinateur et finit par s’asseoir au fond de son fauteuil, les mains jointes et les jambes croisées.

 

« - Je vous écoute. Dit il. »

 

Le ton froid de Rufus le destabilisa légèrement.

 

« - Et bien, il vous a cédé le parc. Mais il demande 5% des recettes du parc en plus d’un salaire que vous lui verserez puisqu’il tient à rester le directeur et garder ses fonctions.

- Oui je le comprends. Et s’il n’est plus propriétaire, c’est normal que je le paye. C’est tout ce qu’il a demandé ?

- Oui. Nous ne savions pas si vous accepteriez les 5% de recette.

- C’est encore raisonnable. C’est une somme mais bon. Vous avez fais du bon travail. Je m’occupe du reste. Vous pouvez disposer. »

 

Reno ne savait pas comment réagir. Il avait de moins en moins le sentiment qu’il avait fait un rêve.

 

« - Il y a un problème ? Demanda Rufus.

- Non Monsieur…

- Bien alors à ce soir.

- Oui. »

 

Il se leva, le salua et quitta le bureau silencieusement. Il ressentit alors un élan de colère dans le couloir. Il était presque midi et décida d’aller déjeuner plutôt que de retourner dans le bureau pour dix minutes. Toute l’après midi, il rumina sa colère contre Rufus. Il ne comprenait pas son attitude. A 19h, comme d’habitude, ses collègues quittèrent les locaux tandis qu’il continuait à travailler. Personne ne vint le déranger. Rufus n’apparraissait pas. Vers 22h, il prit ses dossiers pour aller vers son bureau. Son cœur se contracta de nouveau quand il entra dans le bureau. De nouveau, Rufus était froid comme à son ordinaire. Vers minuit, ils travaillaient toujours et Reno était furieux mais tachait de rester calme. Mais Rufus perçut son malaise :

 

« - Il y a quelque chose qui ne va pas ? Demanda t’il.

- Bien sûr que ça ne va pas !!! »

 

Rufus semblait choqué de l’explosion soudaine de son employé.

 

« - Pourquoi avoir fait ça cette nuit, si c’est pour m’ignorer maintenant ?! Continua t’il.

- Avoir fait quoi ? »

 

Reno se sentit figé dans son fauteuil. Avait-il vraiment rêvé ? Rufus baissa les yeux sur son bureau sans pour autant changer d’expression. Un silence s’était installé. Un silence lourd et pesant.

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Etait-ce un rêve ou pas? Qu'est-ce que vous en pensez?

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Chapitre IV [Troisième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le dimanche 27 juillet 2008 19:54

. Aucun des deux ne semblaient décidé à parler. Rufus finit par rompre le silence :

 

« - J’attendais que tu m’en parles. »

 

Reno le regarda en sentant son cœur faire un bond dans sa poitrine.

 

« - Mais… Pourquoi ? Réussit-il à articuler.

- Parce que je ne voulais pas insister. Si tu n’as pas aimé, la page est tournée, et on oublie. J’ai eu cette impression hier alors c’est pourquoi je n’en ai pas parlé depuis mais…

- Mais ?

- Si tu m’en parles, c’est que tu as aimé quelque part, non ? »

 

Reno ne savait pas quoi répondre à cette question et garda le silence. Vu l’état de rage dans lequel il s’était mis, oui il avait plutôt aimé. Rufus se leva au bout d’un long moment, vu que Reno ne répondait pas et fit le tour du bureau pour s’asseoir dans le deuxième fauteuil à côté de lui.

 

« - Et si on se remettait au travail ? Demanda t’il.

- … Oui. »

 

De nouveau ils parlaient affaires, mais le cœur n’y était pas vraiment. Rufus avait rapproché son fauteuil de celui de Reno pour être mieux en face du lourd dossier. Rufus, les jambes croisées, touchait régulièrement celles de Reno avec son pied. Une demie heure plus tard, leurs regards se croisèrent avant de s’éviter à nouveau. Reno se penchait de nouveau sur le dossier quand une main chaude se posa sur la sienne. Il se tourna vers Rufus, étonné :

 

« - Et si tu me disais le fond de ta pensée ? Demanda t’il en le regardant dans le fond des yeux. 

- Si au moins elle était claire…

- Mais tu étais énervé tout à l’heure. C’est bien parce que ça t’as plu, non ?

- Oo Sûrement oO Peut être. »

 

Leurs regards se croisèrent de nouveau. La main de Rufus quitta celle de Reno pour venir lui dégager le visage des quelques mèches qui voilaient ses yeux. Il posa alors celle-ci sur son visage. Au bout d’un long moment à se regarder dans les yeux, Rufus s’approcha de lui en fermant les yeux et il posa ses lèvres sur les siennes. Ils s’embrassèrent comme la veille, sensuellement, tendrement, avec sobriété. Rufus se détacha alors de lui et lui parla à voix basse :

 

« - Alors ? Tu aimes ?

- Je crois bien oui.

- J’en suis ravi alors. »

 

Il se leva et vint s’asseoir sur les genoux de Reno en croisant ses jambes. Il passa ses deux bras autours du cou de Reno et l’embrassa de nouveau. Celui-ci passa ses bras en tremblant dans le dos de Rufus pour le serrer un peu contre lui. Il ouvrit légèrement la bouche et il sentit la langue de Rufus s’insinuer lentement dans la sienne. La caresse et la chaleur de celle-ci étaient fort agréables. Rufus lui passait la main dans les cheveux tout en continuant de l’embrasser. Ils se découvraient avec timidité et envie. Leurs langues se caressaient lentement avec délice. Rufus sursauta alors en entendant son téléphone sonner. Il quitta alors les lèvres de Reno à regret. Il se leva en soupirant et repassa de l’autre côté du bureau. Il se laissa tomber dans son fauteuil et décrocha.

 

« - Allô ? Hum… Oui. Maintenant ? … Bon d’accord. A tout à l’heure. »

 

Il raccrocha en soupirant.

 

« - Je suis désolé. Dit-il. C’était Dio au téléphone. Il veut que j’aille le voir pour notre contrat.

- Maintenant ?

- Oui. Parce que le parc prend vie la nuit. Si je n’y vais pas… Il annule notre marché.

- Je vois…

- Je suis vraiment désolé.

- Non, c’est le travail. Et ça passe avant tout.

- Merci de ta compréhension.

- Mais… Tu as besoin d’un hélicoptère pour y aller vite non ?

- Oui mais pourquoi tu me deman… »

 

Il s’interrompit et un sourire se dessina sur ses lèvres.

 

« - Il parait que je fais parti des meilleurs pilotes tu sais.

- Oui, j’en ai entendu parler. Mais je ne t’oblige à rien. Si tu veux rentrer chez toi, je fais appel à un pilote, ce n’est pas un problème.

- Laisse moi t’accompagner.

- Très bien. »

 

Ils se levèrent pour quitter le bureau et prendre l’ascenseur pour monter sur le toit. Une fois à l’intérieur, ils se regardaient dans les yeux, en souriant. Malheureusement, le trajet fut bien trop court pour permettre plus, car le toit se situait deux étages plus haut. Ils s’installèrent dans un des hélicoptères que Reno fit décoller quelques minutes plus tard. Rufus admirait la vue que Reno connaissait par cœur.

 

« - C’est tellement beau. Murmura le Président.

- Oui mais les réacteurs ne font pas très esthétiques dans le paysage.

- Oui je sais. »

 

 Après avoir survolé Midgar, ils passèrent au dessus de nombreux petits villages, des montagnes et ils étaient au dessus de l’océan. Pendant cette période où rien de bien extraordinaire n’était à observer, Rufus se leva pour se mettre derrière Reno et passer ses bras sur son torse. Celui-ci essayait de rester concentré sur les commandes. Rufus se pencha à son oreille pour lui murmurer quelques mots :

 

« - Tu es tellement sérieux comme ça.

- Je sais, mais la nuit je préfère être très vigilant. En plein jour, je m’en fous un peu.

- On refera un tour en plein jour alors… »

 

Rufus sourit en penchant un peu plus la tête pour lui déposer un baiser furtif dans le cou. Reno fut électrisé mais tacha de rester calme.

 

« - Je suis tes ordres alors ça ne me dérangerais pas. Dit il enfin.

- Tu ferais ça juste pour suivre mes ordres ? Je suis vexé là.

- Mais non mais ce que je veux dire, c’est que tu peux me demander, ce n’est pas suspect.

- Oui. Je sens que je vais avoir beaucoup de rencontres à faire aux quatres coins du monde dans les temps à venir… »

 

Reno sourit en entendant cela et Rufus retourna alors s’asseoir à sa place en croisant les jambes. Une demie heure plus tard, ils attérissaient en douceur à côté du Gold Saucer. Des hommes les attendaient déjà pour les accueillir. Ils quittèrent donc l’hélicoptère et serrèrent les mains des gardes de Dio. Ils furent menés à lui et une visite du parc démarra alors. Une visite très longue. Ils leur fallu presque trois heures pour faire entièrement le tour du parc. Reno s’ennuyait et était fatigué. Malheureusement, Dio, homme de la nuit, était déterminé à passer le contrat la nuit même. Rufus sentait ses paupières se fermer toutes seules, mais il tachait de rester concentré sur ce que son futur collaborateur lui disait. Après la visite, ils regagnèrent son bureau et les trois hommes s’installèrent. Pendant plus de deux heures, Rufus et Dio discutaient de leur contrat négociant chacun du mieux pour leur parti respectif. Reno faisait mine de s’y intéresser mais avait franchement du mal à garder pied dans la conversation. Enfin.

 

« - Très bien Monsieur le Président, marché conclu. Annonça Dio.

- Parfait. Répondit Rufus. Nous sommes enfin d’accord.

- Je vais vous laisser regagner Midgard. Il est tard.

- Oo Il est presque cinq heures du matin connard. Effectivement il est tard ! oO Pensa Reno qui fantasmait sur son lit. »

 

Ils se levèrent et se serrèrent la main. Ils quittèrent le parc pour rejoindre l’hélicoptère. Ils étaient tous les deux épuisés et Reno réussit à rester concentré. Le soleil se levait. De temps en temps, il observait Rufus qui s’était endormi à côté. Ses questions le hantèrent à nouveau. Etait-il en train de devenir homosexuel ? Une fois de retour sur le toit de la Shinra, ils redescendirent en silence dans le bureau de Rufus pour ranger leurs dossiers. Une fois cela fait, ils appellèrent l’ascenseur pour descendre. Reno se posa sur le côté, la tempe sur le mur, les mains dans les poches et ses yeux se fermèrent. Rufus l’observait, attendri. L’ascenseur arriva. Reno se redressa et ils entrèrent à l’intérieur. Quand les portes se refermèrent, Rufus lui prit la main et l’attira vers lui. Reno se laissa faire et posa sa tête sur son épaule. Rufus le tenait à la taille. Epuisés, ils profitaient simplement de cette étreinte. Ils arrivèrent au parking.

 

« - Mais… Pourquoi tu n’as pas appuyé sur le rez de chaussée ? Demanda Reno.

- Je te ramène.

- Mais non ça ira.

- Ne dis pas de bêtises. Tu es fatigué alors je vais te ramener. 

- Merci. »

 

Il lui sourit et ils entrèrent dans la belle voiture de Rufus. Reno s’endormit pendant le trajet. Enfin, Rufus s’arrêta devant chez lui. L’arrêt du moteur le réveilla.

 

« - Merci de m’avoir ramené. Dit Reno.

- Mais de rien. »

 

Il enleva sa ceinture et ouvrit la porte. Rufus posa sa main avant qu’il ne sorte.

 

« - Attends…

- Hum ?

- Tu ne me dis pas… Au revoir ? »

 

Rufus le regarda dans les yeux. Reno lui sourit et s’approcha de lui. Il posa ses lèvres sur les siennes quelques doux instants. Rufus aurait voulu plus mais Reno partait déjà.

 

« - A dans… Deux, trois heures ?

- Oui, quelque chose comme ça. Rit Rufus. »

 

De nouveau, ils se sourièrent et Reno sortit de la voiture. Rufus l’observait entrer dans son immeuble jusqu’à sa disparition. Il remit le contact et s’en alla chez lui. Reno, chez lui, se dirigea directement vers sa chambre, s’effondrant habillé sur son lit.

 

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Un chapitre assez long je sais! (Vous plaingnez pas hein! xD)

Donc voilà voilà! =D

Des avis?

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Chapitre V [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le mardi 29 juillet 2008 00:51

A peine une heure plus tard, son réveil sonnait. En grognant, il l’éteignit et pour être sûr de ne pas se rendormir, il se leva directement. Après une douche où il serait bien resté assez longtemps, il s’habilla avec des vêtements propres et prit le chemin du bureau. Il était absolument épuisé, cependant, il arriva à l’heure dans le bureau des Turks.

 

« - Oula. T’as une de ces têtes toi ! Dit Elena à Reno en guise de bonjour.

- Cette nuit avec le Président on a été obligé d’aller au Gold Saucer. Visite du parc, négociation, bref, on est reparti de là bas à 5h du matin donc oui, je dois avoir une sale gueule. Maugréa celui-ci.

- Oh ça va, je plaisantais.

- Ce genre de connerie à 8h du matin quand j’ai dormi une heure tu peux te les garder et te les foutre là où je pense !

- Toujours aussi agréable… »

 

Il se retourna et vit Tseng qui venait d’entrer dans le bureau, un café à la main.

 

« - J’aime pas qu’on m’emmerde dès le matin ! J’ai l’impression de répéter ça tous les jours ! Rappela Reno énervé.

- Pitié, taisez vous un peu ! Dit Reeeves.

- Dis ça à Elena. Je demande rien moi ! »

 

De mauvaise humeur, Reno s’installa à son ordinateur. Il vérifia ses E-mails comme tous les jours. Six nouveaux messages. Rien de bien intéressant. Il répondit à ceux qui nécessitaient une réponse et se tourna vers ses collègues.

 

« - Bien. Elena, Rude, vous pourriez faire un tour à Gongaga ce matin ? Demanda Reno.

- Pour le réacteur abandonné ? Questionna Elena.

- Oui.

- A vrai dire, je crois que Heidegger veux y aller.

- De quoi il se mêle lui ?

- J’en sais rien. Il me l’a dit hier soir.

- Je vais lui dire ma façon de penser à ce mec. 

- Reno ! »

 

Trop tard. Il se leva et quitta le bureau. Il descendit les marches pour aller deux étages plus bas, au bureau du chef militaire. Il frappa à son bureau. Le ton bourru de l’homme lui répondit en lui indiquant d’entrer.

 

« - Qu’est-ce que tu fais là toi ? Rala Heidegger.

- Oo Je croyais que Rufus t’avais dis de ne plus me tutoyer pauvre con ? oO J’aimerais savoir pourquoi vous voulez aller à Gongaga. C’est le travail des Turks !

- Avec toi à la tête des Turks, on est mal barré ! J’IRAIS à Gongaga !

- Je vous interdis d’y aller ! C’est NOTRE travail !

- Tu ne sais pas ce qu’est le travail !!!

- Arrêtez de me prendre pour un incapable !

- Tu ES un incapable !

- Non mais je rêve ! J’en ai marre de te voir me prendre pour de la merde ok ?!

- De quel droit tu me tutoies ?!

- Et toi ? De quel droit tu me tutoies aussi ?! Pauvre con ! »

 

Reno quitta le bureau en claquant la porte. Heidegger sortit en furie pour le suivre alors qu’il allait remonter vers son bureau.

 

« - Reviens ici merdeux ! Vociféra Heidegger.

- Va te faire foutre ! Je suis pas ton clébard !!!

- Qu’est-ce qui se passe encore ici ?! »

 

Une femme blonde coiffée d’un chignon et vêtue d’une élégante robe grenat arrivait vers eux, les sourcils froncés.

 

« - Scarlet ! S’écria Heidegger. J’en ai marre de cet insolent !

- Mais j’ai fais que défendre mon boulot, merde ! Répliqua Reno. »

 

Scarlet le toisait du regard. Elle se retourna pour aller à son boulot avec une moue dédaigneuse.

 

« - Tu n’as qu’à exiger son renvoi.

- Excellente idée Scarlet ! Dit Heidegger d’un ton enjoué. Le Président est là ?

- Pas encore.

- Mais il est presque 9h30 !

- Tu n’as qu’à lui dire d’être à l’heure…

- Euh…

- Oo T’en aurais pas les couilles… oO Pensa Reno, les bras croisés sur sa poitrine et un sourire mauvais aux coins des lèvres. »

 

Heidegger se retourna vers lui.

 

« - Qu’est-ce qui te fait rire ? Grommella t’il.

- Oh rien…

- Je te jure que quand le Président arrive, tu vas te faire congédier vite fait, bien fait !

- Oui bah j’ai compris… »

 

Démoralisé par Heidegger et une certaine peur au ventre, il remonta au bureau des Turks. Ses collègues se retournèrent vers lui.

 

« - Il a rien voulu savoir ? Demanda Elena inquiète en voyant sa mine sombre.

- Exactement. Et… Il va me faire virer.

- QUOI ?! »

 

La stupeur d’Elena lui fit chaud au cœur. Elle venait de prouver qu’elle l’aimait bien malgré leurs disputes très fréquentes. Les autres semblaient inquiets aussi et il se sentait presque touché de voir qu’ils ne restaient pas de marbre à cette annonce. Malgré tout, ils se remirent au travail. Reno également mais son esprit était ailleurs. La menace de Heidegger flottait au dessus de sa tête. Vers 11h30, une secrétaire vint dans le bureau le prévenir qu’il était convoqué dans le bureau du Président. Il se leva en respirant un grand coup. Le rituel habituel s’ensuit et il entra dans le bureau. Heidegger était assis dans un des fauteuils et ne le regarda même pas quand il s’assit à ses côtés. Reno avait du mal à rester de marbre et son cœur ne faisait que battre plus fort à la vue du bel homme en face de lui. En revanche, Rufus était complétement neutre.

 

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Alors? Que va t-il se passer?

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Chapitre V [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le mardi 29 juillet 2008 00:54

« - Bien, Messieurs Heidegger et Montague, commenca t’il, vous avez eu un différend je crois à propos de Gongaga.

- Il n’y a pas que ça ! Le coupa Heidegger. C’est un incapable ! Il ne mérite pas le poste de Tseng. »

 

Rufus l’écoutait en silence.

 

« - C’est pourquoi monsieur, j’aimerais que vous redonniez à Tseng son travail comme je vous l’ai demandé tout à l’heure et que vous accédiez également à ma deuxième requête. »

 

Rufus était toujours silencieux. Il finit par relever sa tête vers Heidegger.

 

« - Heidegger… Hésita Rufus. Vous êtes suspendu.

- Comment ?!

- Vous avez parfaitement entendu. Je n’admets pas votre comportement vis-à-vis des autres employés. Aller à Gongaga n’est pas votre mission mais bien celle des Turks. Monsieur Montague a eu raison de se défendre. De plus, au dire des employés de votre étage, vous l’avez de nouveau tutoyé. C’est bien cela monsieur Montague ?

- Oui. Souffla timidement Reno, complétement effaré par ce que disais Rufus.

- Mais… Mais ! Bredouilla Heidegger.

- Heidegger. Vous êtes suspendu de vos fonctions jusqu’à nouvel ordre. Répliqua le Président d’un ton ferme. Vous pouvez disposer. »

 

Les deux hommes se levèrent. Le petit homme trapu assassina du regard son parfait opposé physique.

 

« - Non. Pas vous monsieur Montague. Vous, vous restez. J’ai des choses à régler avec vous. »

 

Reno sentit son cœur s’arrêter. Il déglutit et fit volte face pour se rasseoir. Rufus attendit que Heidegger soit parti. Il tapa sur son ordinateur pendant plusieurs minutes sans dire un mot, sans un sourire. Reno était mal à l’aise. Finalement, le jeune homme blond se leva fit le tour du bureau et sans crier gare, s’assit sur Reno pour l’embrasser avec fougue.

 

« - Tu m’as manqué tu sais… Murmura t’il. »

 

Il croisa ses jambes et tous les deux profitaient de leurs retrouvailles. Malheureusement, on frappa à la porte. Rufus eu une pointe d’irritation.

 

« - Attendez un moment. Dit-il d’une voix ferme. »

 

La porte resta fermée tandis qu’il se penchait à nouveau sur les lèvres de Reno pendant quelques instants. Il finit par se relever pour ne pas faire trop attendre la personne derrière la porte. Reno se leva également et ils se dirigèrent vers la porte. Rufus l’embrassa une dernière fois avant de lui faire un clin d’œil en souriant et en ouvrant la porte. Aussitôt, son visage neutre et professionnel refit surface. Un homme en costume était devant la porte.

 

« - Bien, nous faisons comme ça alors ? Demanda le Président à Reno.

- Euh, oui monsieur le Président. Répondit celui-ci, surpris.

- Rufus, il est temps, nous sommes attendus ! S’impatientait l’homme.

- Oo Rufus ? Pourquoi est-ce qu’il est si familier ?! oO Pensa Reno. »

 

L’image de Rufus, il y a quelques jours qui lui disait de l’appeler par son prénom lui revint alors en mémoire. Il se sentait bizarre. Il était midi et Reno alla chercher Rude au bureau pour aller déjeuner ensemble. Comme d’habitude après avoir mangé, ils allèrent dehors pour marcher un peu et parler. C’était l’occasion pour Reno de fumer. D’habitude, il se jettait sur son paquet de cigarettes et son briquet mais cette fois ci, ce n’était pas le cas. Rude fut surpris.

 

« - Tiens ? Tu fumes pas aujourd’hui ? Demanda t’il.

- Non… J’ai pas envie…

- T’as pas envie ? Toi ? Bon… Raconte moi tes soucis. »

 

Reno devint subitement nerveux.

 

« - Mais j’ai aucun problème.

- Alors comment ça se fait que tu ne fumes pas ?

- J’ai décidé de me calmer c’est tout.

- Qu’est-ce qui t’arrives ? Y’a deux jours tu disais le contraire !

- Ouais mais… Enfin c’est peut être ce nouveau poste… C’est épuisant.

- Mouais… »

 

Rude essaya de le faire parler, mais rien. Reno lui assurait que tout allait bien. Son ami et collègue n’était pas convaincu. Ils finirent par remonter au bureau vu qu’il était presque 14h. Reno était très fatigué et l’après midi fut très longue. Il avait programmé d’aller à Gongaga demain après midi avec Rude et Elena. Tseng devra aller voir Dio pour quelques précisions concernant son contrat avec le président. Il piquait du nez quand arriva 19h et que ses collègues quittèrent l’immeuble. Il continua de travailler pendant quatre heures sans s’arrêter. Il fut soudain pris de vertiges et se leva pour aller prendre l’air à la fenêtre. L’image de son patron flottait délicieusement devant ses yeux. Il observait, sans regarder, le panorama de la ville. Tout lui revenait en mémoire. La couleur de ses yeux, son parfum, son sourire, ses lèvres chaudes et sensuelles caressant les siennes avec envie… Il commencait à accepter petit à petit l’évidence. Il était très attiré par son patron. Il avait envie de l’embrasser. Non pas que Rufus l’embrasse. Il voulait lui prouver qu’il se sentait bien à présent et qu’il avait envie d’aller vers lui. Il ne savait pas trop où allait les mener leur drôle de relation mais il voulait savoir. Ses vertiges le reprirent plus fort. Il observait la ville dans la nuit naissante et tout à coup, sa vue devint floue puis, plus rien.  

 

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Bon, j'avais pas envie d'être méchante! :p

Alors alors? =D

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