Accueil Date de création : 12/07/08 Dernière mise à jour : 05/12/09 03:25 / 218 articles publiés
 
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L'Enfer des Anges

Chapitre VI [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le jeudi 31 juillet 2008 00:58

« - Reno ! Reno réveille toi ! »

 

Il ouvrit brièvement les yeux avant de les refermer, ébloui par la lumière. Il les ouvrit petit à petit pour s’habituer. Il était par terre, dans le bureau et Rufus était à genoux à côté de lui, lui tenant la main avec un air inquiet. Celui-ci lui caressa les cheveux.

 

« - Tu m’as fais peur ! J’allais venir te voir pour te dire que comme on était samedi soir, on a pas besoin de travailler ce soir, quand je t’ai entendu tomber du couloir. Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Lui demanda Rufus.

- Je… J’en sais rien. Lui répondit fébrilement son employé. J’ai eu des vertiges alors je me suis mis à la fenêtre et au bout d’un moment… Je me rappelle plus de rien. 

 

Il bougea sa tête et remarqua qu’elle était posée sur quelque chose de mou et confortable. Il la tourna sur le côté sentit le parfum de Rufus. C’était sûrement sa veste.

 

« - Tu dois être épuisé pour tomber comme ça. Remarqua Rufus. Tu as mangé ce soir ?

- … Non.

- Pourquoi ?!

- J’avais du travail.

- Le travail c’est secondaire ! Tu es tout blanc ! Viens, je vais m’occuper de toi ! »

 

Il remarqua ce qu’il venait de dire et ça le fit sourire.

 

« - Enfin si tu veux bien, bien sûr. Ajouta t-il. »

 

Reno, trop faible pour contester quoique ce soit, accepta. Rufus l’aida à se relever et récupéra ce qui, effectivement, était sa veste. Ils allèrent à l’ascenseur. Reno se sentait trop mal pour faire quelque chose et Rufus le tenait dans ses bras, de façon douce et protectrice. Ils descendirent au parking. Ils montèrent dans la voiture Rufus démarra pour prendre la route de sa luxueuse maison surplombant la ville. Reno était entre rêve et réalité. S'endormant quand Rufus conduisait et se réveillant quand il s'arrêtait à un feu. Celui ci le regardait souvent avec un regard rempli de tendresse et d'affection. Un quart d'heure plus tard, ils étaient arrivés. Reno sortit de son demi sommeil et quitta la voiture avec Rufus. Il eut un choc en voyant l'immense demeure se dressant devant lui. Rufus sourit, un peu géné.

 

"- Je sais, c'est une maison de gros bourges. Dit-il timidement.

- Elle est splendide ouais!"

 

Ils parcourèrent une allée bordée de plates bandes de fleurs pour rentrer. A l'intérieur, un immense salon les accueillait.

 

"- Installe toi dans un canapé. Tu veux boire quelque chose? Demanda Rufus.

- Je ne serais pas contre quelque chose de frais si tu as. Répondit Reno.

- Une bière?

- Parfait."

 

Rufus prit le chemin de la cuisine pendant que Reno admirait le salon en allant s'installer dans un des canapés en cuir blanc. Il enleva sa veste et la déposa sur l'accoudoir. Il s'installa et rapidement le sommeil commencait à l'envelopper de nouveau. Rufus ne tarda pas à revenir avec deux bières. Reno se redressa et répondit au sourire que le jeune homme blond lui adressait.

 

"- Tu reprends des couleurs. Remarqua Rufus.

- Oui ça va mieux. Merci.

- Mais de rien. Tu vas peut être manger un peu.

- Merci mais je n'ai pas très faim.

- Tu es sûr?

- Oui, ne t'inquiète pas.

- Très bien, comme tu veux."

 

Ils se dévoraient des yeux en souriant. Reno prit son courage à deux mains en repensant à ce qu'il s'était avoué avant de faire son malaise. Il posa sa bière sur la table en verre et retira la sienne des mains de Rufus pour la poser aussi. Celui ci ne dit rien et était même heureux de cette initiative. Il lui sourit et Reno passa timidement son bras autour de ses épaules. Rufus se serra contre lui. Reno posa doucement son autre main sur son ventre et Rufus avait passé les siennes autour de son cou. De temps en temps, il venait caresser son visage. Leurs yeux se dévoraient et tendrement, Reno vint poser ses lèvres sur celles de son amant. Rufus sentit son coeur s'emballer dans sa poitrine. Il resserra son étreinte autour de son cou pour vivre pleinement cet instant. Reno passa la main dans son dos pour le serrer encore plus contre lui. Leurs langues se rencontraient et se caressaient avec timidité et envie. Tout en le gardant serré contre lui, Reno le coucha sur le canapé en s'allongeant sur lui. Le désir s'emparait de lui, lentement mais sûrement. Rufus lui caressait les cheveux avec passion. Leurs baisers étaient de plus en plus passionnés, s'abandonnant l'un à l'autre. Reno se redressa pour regarder le visage de l'homme qui le fascinait tant. Il essayait de lire ses pensées dans le moindre de ses traits. Il fut presque étonné de voir toute la tendresse brillant dans ses yeux bleus. Une sensation bizarre lui chatouilla le ventre. Une sensation qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Sans trop comprendre ce qu'il lui arrivait, il embrassa Rufus de nouveau. Le contact de sa langue chaude contre la sienne lui faisait du bien et se délectait de la découvrir toujours plus à chaque fois. Son coeur s'emballa quand la main de Rufus se posa sur ses reins. Il ne savait pas quoi faire. Le laisser continuer ou freiner ses attentes. Il ne savait pas s'il était prêt à aller plus loin. Rufus sentit sa tension soudaine. Reno se redressa un peu.

 

"- Ca ne va pas? Lui demanda le jeune homme blond avec inquiétude.

- Je... Non non. Au contraire, tout va très bien. C'est juste que je n'ai jamais rien fait avec un homme alors... Je me sens un peu... Bizarre.

- Je te comprends, ne t'inquiète pas. Ecoute, si jamais tu ne veux pas aller plus loin, tu me le dis, d'accord?

- ... D'accord."

 

Rufus lui sourit avant de l'attirer à nouveau vers lui pour l'embrasser. Un peu plus détendu de savoir que n'importe quand, il pourrait cesser leur étreinte s'il n'était pas à l'aise, il se laissa plus aller à ses envies. Tout se chamboulait et s'entrechoquait dans sa tête. Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il lui arrivait. Jamais il n'avait été à ce point attiré par quelqu'un. Aucune fille n'avait jamais réussi à vraiment toucher sa corde sensible mais dans les bras de Rufus, elle semblait vibrer comme jamais. De nouveau le contact chaud de la main de Rufus sur ses reins se fit sentir. La tension remonta mais moins forte que précédemment. Celui ci prit le bas de la chemise de Reno entre ses mains pour la remonter légèrement et il passa sa main en dessous pour la poser sur le bas de son dos. Celui ci se délectait de la douceur de sa peau et le caressa doucement. Reno adorait cette caresse et le fit comprendre à Rufus en l'embrassant encore plus passionnement. Rufus glissa rapidement sa deuxième main avec l'autre sur son dos. Ses caresses se faisaient voluptueuses. Reno glissa ses lèvres des siennes vers son cou. Il y déposa des baisers qui eurent le don de faire frissonner Rufus. Voyant que ses baisers n'étaient pas sans effet, il continua en essayant de couvrir toute sa nuque de baisers. C'était la première fois qu'il avait réellement envie de faire plaisir à son partenaire plutôt qu'à lui même. Il releva la tête et son coeur se faisait léger en observant Rufus, les yeux fermés avec un petit sourire sur les lèvres. Reno lui caressa ses cheveux blonds et Rufus ouvrit les yeux. Il prit alors sa main et mit son visage contre celle ci en fermant les yeux. Avec son pouce, il caressait le dos de sa main.

 

"- Et si on allait dans ma chambre? Souffla Rufus.

- ... Si tu veux.

- On sera mieux qu'ici je pense.

- Oui tu as raison."

 

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Ils le feront? Ils le feront pas? :p

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Chapitre VI [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le samedi 02 août 2008 09:57

Reno se redressa et se leva, rapidement suivi par Rufus, celui ci lui prit la main en ouvrant le chemin. Dans un couloir, Reno le retint et l'attira vers lui. Il mit ses mains sur ses hanches avant de l'embrasser à nouveau. Rufus se laissait faire avec joie. Finalement, ils atteignirent sa chambre à l'autre bout de la maison. Cette fois ci, c'est Rufus qui le coucha sur le lit avant de se mettre sur lui pour recommencer à l'embrasser vivement. Reno lui caressait le dos et descendait ses mains petit à petit. Rufus sentait l’excitation monter de plus en plus en lui. Il le voulait. Il fit glisser sa main sur la hanche de Reno et celui-ci se sentait de nouveau très nerveux. Rufus se laissa tomber sur le côté et attira Reno contre lui. Doucement, sa main glissa entre les jambes de son compagnon qui commencait à être mal à l’aise. Rufus le sentit aussitôt.

 

« - Ca ne va pas ? Demanda t’il.

- Je… Je suis désolé. C’est trop tôt encore pour moi. Répondit timidement Reno.

- Je… Je comprends. Murmura Rufus légèrement déçu.

- Rufus, je suis vraiment désolé. Comme j’ai toujours été hétéro avant… Bah je… Je ne connais pas du tout ça et j’ai besoin de temps.

- Je comprends ne t’inquiète pas. J’attendrai le temps que tu as besoin.

- C’est vrai ?

- Bien sûr. Déjà, tu es beaucoup plus à l’aise quand tu m’embrasses qu’avant. C’est déjà énorme.

- Oui c’est vrai… »

 

Reno serra le jeune homme blond contre lui en embrassant ses cheveux. Celui-ci était tout de même heureux de l’avancée de leur histoire. La conversion de son amant n’allait pas se faire du jour au lendemain, il aurait dû s’y attendre. Dans les bras l’un de l’autre, le sommeil qui leur manquait beaucoup ces derniers temps ne tarda pas à les rattraper et finalement ils s’endormirent comme ça. Le lendemain, Rufus fut réveillé par la lumière du jour. Ils n’avaient pas baissé les volets électriques la veille. Il était à peine 9h. Il se leva et se retourna pour admirer le visage angélique de Reno en train de dormir. Il baissa alors les volets électriques avant de se recoucher. Cependant, le sommeil ne revenait pas et il finit par se lever. Il alla prendre une douche. Sous l’eau chaude, les images de la veille au soir défilèrent dans sa tête. Il commenca à toucher son corps mais décida de rester raisonnable au cas où son amant se léverait. Il sortit, égoutta rapidement ses cheveux blonds et enfila un peignoir blanc. Il alla préparer du café dans la cuisine quand la sonnette retentit. Il jetta un coup d’œil au four micro-onde. 10h30. Il se leva pour aller ouvrir la porte. Tseng et Elena, en uniforme, étaient devant la porte. Ils semblaient génés en aperçevant leur patron en simple peignoir.

 

« - Qu’est-ce que vous faites là ? Demanda durement le Président.

- Excusez nous de vous déranger Monsieur, mais nous allons aller à Gongaga et nous aurions besoin de savoir ce que vous voulez réellement connaître de là bas. Que nous n’y allions pas pour rien.

- Je l’ai dis à Reno hier, il ne vous a pas transmis ?

- Il est injoignable. Nous sommes passés chez lui, mais ça ne répondait pas et son portable est éteint.

- Bon… Rentrez mais restez dans l’entrée s’il vous plait. Je reviens.

- Bien Monsieur, merci Monsieur. »

 

Ils entrèrent et restèrent dans l’entrée comme convenu. Rufus disparu dans le salon puis dans un couloir. De là où ils étaient, les deux Turks admiraient la maison.

 

« - Je donnerais cher pour vivre ici moi. Dit Tseng.

- Et moi donc ! Ajouta Elena. La déco est sublime en plus.

- C’est qu’il a du goût notre cher Président.

- C’est clair, c’est très joli ! »

 

Les yeux d’Elena se posèrent sur la veste bleue marine posée sur le canapé en cuir blanc au moment où Rufus apparaissait de nouveau avec un papier à la main.

 

« - Voilà. Annonça t’il. Là vous aurez tout ce dont vous avez besoin. Je vous demande l’état du réacteur, l’état des alentours, aller faire un tour du côté des gens vivant là-bas, renseignez vous discrètement sur leurs conditions de vie, bref. Faites votre boulot. Maintenant j’aimerais profiter de ma journée de repos tranquillement !

- Bien Monsieur. Excusez nous pour le dérangement. Dit Tseng. »

 

Ils le saluèrent poliment avant de quitter la maison. Elena était perplexe sur la veste qu’elle avait aperçue rapidement. Peut être était-ce l’effet de son imagination mais elle aurait juré que c’était une veste d’uniforme des Turks.

 

« - Y’a un truc qui va pas ? Demanda Tseng.

- Non, non… Tout va bien. Répondit sa coéquipière.

- Bon je vais essayer de rappeler Reno. »

 

De nouveau il sortit son portable pour tenter de le joindre mais son répondeur se fit entendre de nouveau. Ils montèrent en voiture tandis que Tseng pestait contre son supérieur. Rufus retourna à la préparation de son café. Dans la chambre, Reno s’étira en profitant de l’immense lit très confortable de Rufus. Il ouvrit les yeux en ne comprenant pas trop où il était. La soirée lui revint en mémoire et il sourit en refermant les yeux et en prenant un oreiller dans ses bras pour mettre sa tête dessus. Quelques minutes plus tard, son premier réflexe fut de prendre son portable dans sa poche pour l’allumer. Erreur. Aussitôt son portable se mit à sonner, à peine allumé, ce qui n’était pas pour le mettre de bonne humeur. Surtout en voyant « Tseng » s’afficher à l’écran.

 

« - Quoi ? Grogna Reno avec une voix ensommeillée.

- Il était temps !

- Qu’est-ce que tu veux ?

- Faut qu’on aille à Gongaga.

- Mais on est dimanche merde !

- On a dit qu’on irait aujourd’hui.

- Tu fais chier je te jure !

- Oui ça je sais, tu me le dis au moins trois fois par jour. Bon écoute, prépare toi, on passe te chercher chez toi dans vingt minutes. »

 

Reno paniqua.

 

« - Non, non. Passe pas chez moi. On se rejoint directement au bâtiment Shinra.

- Mais on irait plus vite si on passe chez toi !

- Rendez vous à la Shinra j’ai dis.

- Bon ok, ok.

- On se retrouve là bas dans… Quarante-cinq minutes.

- Quarante-cinq ?!

- Oui. A tout à l’heure.

- Mais… »

 

Reno ne lui laissa pas le temps de répliquer qu’il avait déjà raccroché.

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Hum alors j'attends vos avis! ^^

Qu'est-ce que vous en pensez?

Comprenez vous la réaction de Reno a encore avoir du mal à passer à l'action?

Vous aimez?

:p

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Chapitre VI [Troisième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le dimanche 03 août 2008 09:05

Il se leva aussitôt et se mit à la recherche de Rufus. Finalement, il entendit la radio dans la cuisine et s’y dirigea. La vision du Président en peignoir avec ses cheveux encore humide ne le laissa pas indifférent.

 

« - Oo Wouaw… Quelle douce vision… oO»

 

Rufus se retourna vers lui en souriant. Il se dirigea vers lui et l’embrassa directement. Reno en avait presque oublié l’appel de Tseng. Finalement :

 

« - Dis moi, il y aurait moyen que tu me déposes rapidement chez moi ? Demanda Reno.

- Oui bien sûr pourquoi ?

- Tseng m’a appellé… Je lui ai donné rendez vous au bâtiment Shinra dans trois quarts d’heure. Mais il faudrait que je repasse chez moi pour changer de vêtements et que ça ne fasse pas trop louche.

- Ah d’accord… Il est passé ici tout à l’heure avec Elena.

- C’est vrai ?

- Oui. Ils voulaient savoir exactement qu’est-ce qu’ils devaient faire là bas. Mais forcément comme ils n’arrivaient pas à te joindre…

- Oui c’est sûr… 

- Bon je vais m’habiller et je t’emmène.

- Merci. »

 

Les deux hommes étaient deçus de ne pas pouvoir passer leur journée ensemble. Au lieu de ça, Reno allait travailler. Plus ça allait, plus il était allergique à ce mot. Rufus le conduit rapidement chez lui et après quelques baisers, Reno quitta la voiture à regret pour monter chez lui. Il se changea rapidement. Jean noir avec une chemise blanche. C’est dimanche. Il se dirigea alors vers le bâtiment Shinra et ne put s’empêcher de sortir une cigarette. Il avait tellement l’habitude d’en fumer une ou deux en allant ou en rentrant du travail. Il arriva avec dix minutes de retard mais il s’en foutait. Tseng l’accueillit avec toute la douceur dont il était capable.

 

« - Mais qu’est-ce que tu fous bordel ?! On a la masse de boulot ! Alors déjà qu’on arrive pas à te joindre mais en plus tu arrives à la bourre ?! J’en ai marre tu sais !!!

- Calme toi l’hystérique. Je te rappelle un truc. On est dimanche ok ? Et les gens normaux le dimanche matin, ils dorment ! Alors estime toi heureux que je sois là. En plus j’ai même pas pu prendre mon café alors commence pas à me faire chier ok ? Oo Et le pire, c’est que j’ai pas pu rester avec Rufus… oO

- … Bon, on y va. Tu as le passe pour rentrer dans l’immeuble ?

- Heureusement. 

- Tu n’es même pas en uniforme ? Demanda Elena.

- On s’en fout j’ai dis ! C’est dimanche !

- Ok, ok ! »

 

De mauvaise humeur, il mit son passe dans la fente magnétique et bientôt les portes automatiques d’entrée du bâtiment s’ouvrirent. Ils montèrent sur le toit pour prendre un hélicoptère et se diriger vers Gongaga. En survolant la ville, Reno se rappela leur traversée nocturne avec Rufus quelques jours plus tôt. Il se rendait compte que toutes ses pensées étaient fixées sur lui et repenser à la veille lui faisait un certain effet. Mais afin de rester concentré sur son pilotage il essaya de ne pas trop y songer.

 

« - Et en fait, pourquoi est-ce que je dois venir avec vous ? Vous pouviez y aller seuls non ? Demanda Reno à ses coéquipiers.

- Tu es le supérieur des Turks. Voilà pourquoi. Répondit Tseng.

- Y’a des jours où je regrette vraiment ce poste.

- Oui moi aussi… »

 

L’amertume dans la voix de Tseng était franchement exprimée. Il regrettait énormément d’avoir perdu ce poste. En observant son supérieur, Elena remarqua qu’il avait plutôt l’air rêveur, ce qui n’est pas dans ses habitudes. L’histoire de la veste lui revint alors en mémoire. Une pensée absurde lui traversa l’esprit mais elle ne put s’empêcher de demander.

 

« - Dis moi Reno… Tu étais où cette nuit ?

- Bah chez moi pourquoi ?

- Ah… D’accord. Non comme ça… »

 

La question d’Elena le surprit. Il chercha éventuellement pourquoi elle lui avait demandé ça. Il se rappela ce que Rufus lui avait dit. Ils étaient passés chez lui plus tôt dans la matinée. Son cœur se serra dans sa poitrine. Avait-elle vu quelque chose de compromettant ? Elena, quant à elle, chassa alors ce qu’elle avait vu de sa tête. Après tout, elle ne l’avait vu que très brièvement, elle avait sûrement révé. Bientôt, ils attérirent à côté de Gongaga et Reno. La première chose qui sautait au yeux en sortant de l’hélicoptère était  un réacteur complétement hors service et explosé.

 

« - Et bien… Va falloir un sacré budget pour remettre cette ruine en route déjà… Commenta Teng.

- Tu devais pas aller au Gold Saucer pour le Président toi aujourd’hui ? Demanda Reno.

- Oui mais j’attends qu’on vienne me chercher. Des hommes de Dio doivent passer.

- Ah ok. Bon je vous préviens, je passe pas la journée ici alors si on pouvait aller vite…

- Bah on y va tous les deux alors. Tseng, tu attends les hommes ? Proposa Elena.

- Oui oui, partez sans moi.

- Question conne mais simple. Demanda Reno. Tu rentres comment à Midgard ?

- J’aurais certainnement fini avant vous. Je vous rejoindrais. En gros je dois récupérer des papiers et parlementer rapidement avec Dio. J’en ai pour une heure tout au plus. Expliqua Tseng.

- Ah ok Bon alors viens Elena. On y va. Plus tôt on s’y sera mit, plus tôt on aura fini ! »

 

Au même moment, des hommes arrivèrent en buggy pour emmener Tseng au Gold Saucer. Les deux autres Turks allèrent à Gongaga et en premier lieu, au réacteur.

 

« - Il est pas moisi, il est pire que ça. Ca sent le chacal par là même ! Beurk ! Rala Reno.

- Arrête un peu de te plaindre, il faut qu’on fasse un rapport de l’état du réacteur au Président. Le reprit sa collègue.

- Je vais t’en faire un de rapport. Pourri, moisi, inutilisable ! Et voilà ! On se casse ?

- Arrête tes conneries. Je sais que t’aimes pas bosser le dimanche mais c’est comme ça. Alors maintenant qu’on est là, mets y un peu de bonne volonté d’accord ? Je sais ! On va se séparer les tâches en deux ! Je m’occupe de l’état du réacteur et toi tu vas voir les gens et tu fais le rapport sur leur condition de vie.

- Ca marche. »

 

Ils se séparèrent et Reno était bien heureux de quitter la puanteur autour du réacteur. Il alla donc se renseigner auprès de la « population » de Gongaga sur leur façon de vivre et s’ils seraient pour ou contre la réactivation du réacteur. Finalement, une fois dans son travail, le temps passa plutôt vite et trois heures plus tard, ils décollaient vers Midgard, Tseng les ayant rejoint une heure auparavant.

 

« - Alors Reno ? Ils t’ont dis quoi les clochards du coin ? Demanda Tseng.

- Les clochards ? Tu parles des pauvres gens qui ont vu un réacteur leur sauter à la gueule, qui ont perdu leurs familles et leurs biens dans cette explosion ? C’est bien ceux là dont tu parles ? S’énerva son supérieur.

- Hey du calme. Je plaisantais.

- Super drôle. Je suis tordu de rire ! Ah ! Ah ! Ah ! Pfff… N’importe quoi toi…

- Enfin bref, qu’est-ce qu’ils t’ont dis ?

- Bien sûr qu’ils sont contre. Leur condition de vie est misérable. Tout est pollué. Ca pue, c’est innomable. Je pense que je vais demander au Président s’il n’y a pas moyen qu’ils soient évacués et installés ailleurs.

- Depuis quand tu fais dans l’humanitaire ?

- Je sais pas… La condition de ces gens me touche, c’est tout. J’ai encore le droit d’avoir un cœur non ? C’est interdit ?

- Non, non… »

 

Le reste du trajet se passa silencieusement. C’est vrai qu’avant il se moquait du sort des gens. Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui il y était plus sensible ? Certes, il n’a jamais aimé devoir tuer inutilement mais là, ces gens vivent ici depuis des dizaines d’années. Il ne comprenait pas trop d’où lui venait cette soudaine sensibilité. Il n’avait qu’une hate, rentrer pour se poser et dormir. Il avait hâte d’être demain. Pas vraiment pour bosser mais plutôt pour revoir l’homme qui était son patron. Une fois attéris, ils quittèrent le bâtiment Shinra et se séparèrent après un bout de chemin ensemble. Il sortit une cigarette et allait l’allumer quand soudain la vision de Rufus flotta devant ses yeux. Il ne l’avait jamais vu fumer. S’il ne fumait pas, peut être qu’il devrait arrêter. Sans vraiment hésiter, il remit sa cigarette dans son paquet et le rangea dans sa poche. Chez lui, il prit une douche brûlante et s’installa devant la télé. Dans le milieu d’après midi, il reçut un texto d’un numéro inconnu. Mais le contenu du message était assez clair pour deviner de qu’il s’agissait.

 

« - Tu me mank. Joré vrmt voulu passé la journé ac toi. Mé on ora dotr occasion, jen doute pa. Vivement demin. Bsx. »

 

Reno sourit en relisant plusieurs fois le texto. Il enregistra le numéro du jeune homme et lui répondit.

 

« - Toi ossi tu me mank. Ca ma soulé dalé bossé tt a lheur mé bon javé pa tro le choi. G ate de te voir. »

 

Ils s’envoyèrent comme ça plusieurs textos dans la fin d’après midi. Le soir, il mangea tôt pour avoir une longue et bonne nuit de sommeil avant d’enchainer une nouvelle semaine difficile à encaisser niveau fatigue. A 21h, il dormait à poings fermés. Grâce à cette bonne nuit réparatrice, il n’eut pas trop de mal à se lever et son réveil ne se prit qu’un léger coup de poing.

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Tidadidadouuuuu! =D

Non je suis pas cinglée! xD

Y'a que moi pour me lever à 6h du matin un dimanche 3 août... -_-"

Bref! =D *crazy mode*

J'espère que ça vous plaît autant et je tiens à vous dire à quel point vos commentaires me touchent énormément! Alors continuez hésitez pas! =D

Ca me donne toujours envie d'en publier plus! (Et oui j'ai une bonne réserve d'avance mais ça serait trop facile de tout mettre d'un coup! Niark Niark niark! *sadique mode*)

Je suis folle? Oui je sais, c'est quelque chose qu'on me dit souvent! xD

Enfin bref j'attends vos réactionnns! =D

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Chapitre VII [Première partie]  (L'Enfer des Anges) posté le lundi 04 août 2008 02:48

A 8h, il était au bureau. Tseng, Reeves et Elena étaient déjà là, les ordinateurs allumés, en train de taper.

 

« - Bonjour. Dit Elena.

- Salut tout le monde. Répondit Reno. »

 

Les deux hommes répondirent d’un signe de main.

 

« - Dites moi, à quelle heure vous arrivez le matin ? Demanda Reno.

- 7h30, 7h45. Répondit Elena.

- Je vois… »

 

Il s’installa à son ordinateur et étrangement, démarra aussitôt son rapport sur les conditions de vie des gens, vu la veille à Gongaga. Il se sentait véritablement concerné par leur vie. Paradoxalement, il était concentré sur son rapport mais en même temps, toutes ses pensées étaient fixées sur Rufus. Il avait vraiment hâte de le voir, mais il lui faudra attendre jusqu’au soir sauf s’il était convoqué avant. D’ailleurs on frappa au bureau vers 11h. Une secrétaire entra et Reno eut subitement un espoir.

 

« - Tseng, vous êtes demandés dans le bureau du Président. Annonça t’elle. »

 

Reno était déçu tandis que Tseng quittait le bureau. L’après midi, il ne fut pas convoqué non plus et le soleil tapait fort dans la baie vitrée de leur bureau. Il remonta ses manches et son zèle en prit un sérieux coup. Il enviait le soleil dehors et être obligé de travailler ainsi le déprimait, surtout en plein mois de juillet. Le soleil déclina petit à petit, donnant un parfum de fin d’après-midi. A 19h, ses collègues quittèrent la tour Shinra. Il attendit à peine dix minutes et sortit du bureau pour aller frapper à celui du Président. Il attendait le « Entrez » froid et neutre habituel de Rufus mais rien. Il frapppa à nouveau. Rien. Déçu, il retourna au bureau pour travailler. Il regardait défiler les minutes. Vers 21h20, il sursauta en sentant deux mains se glisser sur ses épaules puis sur son torse. Un parfum familier embauma ses narines et une tête se posa alors sur son épaule.

 

« - Je suis désolé de n’être là que maintenant… Susurra Rufus.

- C’est pas grave. Qu’est-ce que tu faisais ?

- J’avais un dîner important avec des investisseurs, tu vois le genre.

- Des investisseurs hein… ?

- Oui. Pourquoi ? Oh…

- Quoi ?

- Tu es… Jaloux ?

- Jaloux ? Pourquoi est-ce que je serais jaloux ? S’emporta un peu vite Reno. »

 

Rufus sourit.

 

« - Hum… Je sais pas. Intuition masculine. Tu as mangé ? Demanda t’il.

- Non.

- Raaa je vais finir par me mettre en colère hein ! T’es chiant à rien manger !

- Désolé, je t’attendais et ça m’est passé au dessus.

- Bon. Je veux pas que tu refasses un malaise comme avant-hier. Viens ! On va chez moi !

- Mais faut qu’on bosse ce soir !

- On peut faire ça chez moi non ? »

 

Rufus lui fit une moue de pitié auquel Reno ne résista pas.

 

« - D’accord, d’accord. Mais faut qu’on travaille d’accord ?

- Oui oui. Je sais. »

 

Rufus se redressa et Reno put se lever. Il se retourna et sourit en voyant le jeune homme blond lui adressant un grand sourire, une pointe d’espiéglerie dans les yeux. Il n’avait rien à voir avec l’homme qui était son patron. Reno passa ses mains autour de sa taille et le serra contre lui en l’embrassant. Rufus, comblé, caressa ses cheveux. Reno prit alors son dossier nécessaire à leur travail et Rufus prit le sien dans son bureau. En sortant de son bureau, Rufus lui prit la main. Etonné sur le coup, son amant ne trouva la caresse qu’agréable et plaisante. L’ascenseur était là et ils descendirent au parking. Arrivés chez Rufus, ils déposèrent les lourds dossiers sur la table du salon.

 

« - Tu veux manger quoi ? Je peux commander quelque chose si tu as envie.

- Je vais pas te faire commander juste pour moi.

- Mais t’inquiète pas ! J’en prendrais avec toi ! Comme ça j’en saurais plus sur tes goûts en plus !

- Tu vas re manger ?

- Bah… Oui. J’ai dis dîner d’affaire m’enfin… C’était plus apéritif qui a duré longtemps où on a grignoté quelques trucs. Et je mange comme quatre tu sais. Bon alors, qu’est-ce que tu aimes ? Si tu me dis tous ces trucs de fast food à deux balles où ils te font croire qu’ils font des vrais hamburgers, je te renvoie chez toi.

 

Ils rièrent tous les deux.

 

« - Non, je n’aime pas ça. A vrai dire… J’ai un petit péché mignon…

- Dis moi tout.

- A vrai dire… J’adore tout ce qui est suhi, sashimi, maki, yakitori… »

 

Le visage de Rufus rayonna d’un large sourire.

 

« - Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir. Avoua t’il.

- C’est vrai ?

- Oui. C’est ma nourriture préférée.

- Ah bah ça tombe bien alors. »

 

Rufus, avec un grand sourire, prit son téléphone en main et composa un numéro qu’il semblait connaître par cœur.

 

« - Je prends de tout ? Demanda Rufus.

- Oui oui. »

 

Il passa la commande en prenant vraiment de tout. Il s’installa après aux côtés de Reno sur le canapé en cuir blanc.

 

« - On sera livré d’ici une heure. Dit Rufus.

- D’accord. Bon… Plus on travaillera vite, plus vite ça sera fini non ?

- Oui. Alors ? Ca a donné quoi hier ?

- Hum… A vrai dire, j’étais chargé de consulter la population locale de Gongaga et… Ils sont absolument contre la remise en marche du réacteur. Ils ont perdu énormément de gens déjà dans l’explosion de l’ancien et du coup leur vie est devenue extrêmement pauvre.

- Je vois… C’est embêtant…

- Mais, j’ai pensé à quelque chose.

- Je t’écoute.

- Il n’y a plus beaucoup d’habitants là bas. Tout au plus, ils sont deux cents. Alors je me suis dis que peut être on pourrait les transférer autre part. Ces gens n’ont rien et personne ne s’est jamais interessé à eux. S’ils sont déplacés vers je ne sais où, tu pourrais sans problème remettre en marche le réacteur et en plus, tu rends la vie meilleure à cette population. Alors ?

- Hum… C’est pas bête ce que tu dis là. Il faut voir le coût d’une telle opération. Ces gens sont d’accord au moins pour quitter leurs terres ?

- Je n’ai pas demandé… Mais ce n’est plus qu’un terrain désolé. Il n’y a plus rien. La terre c’est de la cendre. Elle est impraticable à l’agriculture ! Je ne vois vraiment pas ce qui les retient là bas !

- Hum… Tu sais quoi ? On ira là-bas demain. Tous les deux.

- Vraiment ?

- Oui. Je leur demanderais moi-même ce qu’ils souhaitent. Tu pourras être… Mon garde du corps.

- Hum… C’est quoi cette petite allusion là ?

- Oh rien… »

 

Les sourires en coin se faisaient plus coquins et aguicheurs. La tentation était forte. Plus il passait de temps avec lui et plus Reno avait envie d’apprendre à le connaître. C’était une pensée qui lui était assez étrange, inconnue. Cette envie avait le goût frais et sucré d’un fruit qu’on déguste pendant la plus belle période estivale de l’année.

 

« - Parle moi de toi. Demanda soudainement Reno »

 

Rufus fut destabilisé sur le coup.

 

« - Comment ça ? Dit il.

- Je sais pas. Parle moi de toi. J’ai envie d’en savoir plus sur toi. Parle moi de ton enfance.

 

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Oui oui oui je sais... Il est 2h44 du matin et je fais quoi?

Je mets une petite suite!!!

Je suis trop gentille. A vrai dire c'était pas prévu mais Panchi l'a demandé si gentiment que j'ai pas résisté!

Mais bon je vais pas tout vous donner comme ça hein! J'aurais l'air de quoi moi sinon? :p

Muhahahahahaha!!! *rire sadique*

Kof kof *s'étouffe et meurt bêtement*

Non c'est pas vrai je suis là!!! =D=D=D=D

Mdrrr je suis tarée! xDDD

Bon là Panchi c'est un petit cadeau hein! Je ferais pas ça à chaque fois! :p

Mais ton com était tellement bien que j'ai pas résisté! <3

Donc voilà, dites merci à Panchi pour avoir eu une suite aussi rapide! xD

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Chapitre VII [Deuxième partie]  (L'Enfer des Anges) posté le lundi 04 août 2008 19:02

- Je sais pas. Parle moi de toi. J’ai envie d’en savoir plus sur toi. Parle moi de ton enfance.

- A vrai dire… J’ai pas grand-chose à raconter tu sais. C’est pas vraiment la plus belle période de ma vie. Ma mère est morte quand elle a accouché. Du coup j’ai plus ou moins été éduqué par des nurses douteuses qui étaient vraiment là pour le fric. Mon éducation a été mise de côté. Mon père, pour l’avoir eu comme patron, tu vois un peu le genre que c’est… Il s’en foutait de moi quand j’étais vraiment gamin. Quand j’ai grandi, vers 12 ans, il s’est un peu plus interessé à moi. Tu parles… C’était uniquement pour m’apprendre des trucs sur l’argent. L’argent, l’argent, l’argent, toujours l’argent. Plus je grandissais et plus il mettait les « cours » qu’il me donnait en relation avec la Shinra et à 18 ans, j’étais parfaitement rôdé au cas où il faudrait prendre sa succession. Je crois que si je suis devenu gay, c’est parce que je n’ai jamais eu de présence féminine auprès de moi. Enfin… Une vraie présence protectrice. J’ai toujours détesté mes nurses. Par contre, j’ai adoré certains hommes, collègues ou amis de mon père qui ont toujours été très gentils avec moi. Peut être que ça vient de là, je sais pas. Quand mon père est mort là bah… Ca m’a fait bizarre mais pas plus que ça… Je ne l’ai jamais vraiment aimé non plus. Il était toujours absent alors j’allais pas aimer un père fantôme hein… En plus, il s’est interessé à moi uniquement pour que je prenne la succession de la société. J’étais piégé. Je pouvais pas dire non. Ca aurait été l’anarchie si j’avais donné le commandement de la société à quelqu’un d’autre qui en fait déjà parti. Il m’a bien eu ce salaud. Tu sais… On croirait pas comme ça mais je suis assez… Assez sensible. On ne m’a jamais aimé pour la personne que je suis mais pour ce que je peux faire. J’ai eu trois copains. A chaque fois j’y ai cru mais… A chaque fois, ils ne se sont intéressés à moi que pour mon argent. Je ne pense pas que c’est ton cas. Du moins, je ne l’espère pas. Parce que… Ca me ferait vraiment mal. Si jamais… » 

 

Une larme roula sur sa joue et Reno en était stupéfait. Sa voix tremblait. 

 

- Si jamais… Tu es comme ça toi aussi… Je préfère que tu partes maintenant… »

 

Une seconde, une troisième, puis un sillon de larmes s’écoula sur chacune de ses joues. Reno était franchement stupéfait de le voir dans cet état. Il pleurait sobrement mais il pleurait bel et bien. Il se rendait compte à quel point Rufus était un homme fragile. Celui-ci se rapprocha de lui et le prit dans ses bras. Jamais il n’avait vu sa relation avec Rufus comme une relation attisée par l’appât du gain. Il lui caressait doucement les cheveux.

 

« - Non, je ne suis pas comme ça. Tu peux me faire confiance. Murmura t’il. »

 

Pour toute réponse, Rufus le serra contre lui aussi.

 

« - Je savais que tu étais différent des autres… Souffla le jeune homme. Je suis désolé. »

 

Il se redressa en essuyant ses larmes.

 

« - C’est pas trop dans mes habitudes de pleurer mais j’ai jamais vraiment eu quelqu’un pour m’écouter alors… Ca me fait du bien d’en parler en me sentant vraiment écouté.

- Moi je t’écoute et y’a aucun problème. Tu es vraiment quelqu’un de génial. C’est vrai, quand on te voit derrière ton grand bureau, tu imposes. Mais en fait, tu es vraiment… Différent de ça.

- Il faut bien que je me protège comme je peux.

- Oui et tu as parfaitement raison. Je ne veux pas que tu te sous estimes ou quoique ce soit d’accord ? Tu es vraiment quelqu’un de bien. Je ne m’intéresse pas du tout à toi pour l’argent. Mais alors pas du tout. Crois moi.

- Je te crois. »

 

Il le serra plus fort contre lui. Savoir qu’il a souffert dans son enfance d’un cruel manque d’affection le mettait hors de lui.

 

« - Je suis vraiment désolé de me mettre dans un état pareil pour ça… Je suis pitoyable. Dit Rufus.

- Tais toi. C’est normal. Si jamais tu n’as eu d’oreille attentive pour t’écouter, c’est normal que tu ne tiennes plus maintenant que tu as… »

 

Il s’arrêta net et se redressa pour regarder Rufus.

 

« - … Que j’ai ? Reprit Rufus.

- Ma question va te sembler bizarre mais… Tu as quel âge ? »

 

Rufus sourit à travers ses yeux brillants.

 

« - 22. Répondit-il.

- Ahhh… On a presque le même age en fait. Dis donc, t’as pas honte de t’en prendre à plus jeune que toi ? »

 

De nouveau, Rufus esquiessa un sourire et c’était tout ce qui comptait pour son amant.

 

« - Pour un an, tu vas pas m’en vouloir. Répondit Rufus.

- Non c’est vrai. 

- … Dis.

- Oui ?

- J’ai envie de savoir aussi ton enfance. Raconte moi.

- Oh… Y’a pas grand-chose à savoir tu sais…

- Non, allez. Raconte moi s’il te plaît.

- … D’accord. J’ai un peu honte de raconter ça maintenant que tu m’as dis l’enfance que tu as eu…

- C’est pas grave, dis.

- En fait, je viens de Kalm, une petite ville à côté de Midgar. J’étais avec mes deux parents et même s’ils étaient pas très riches bah… Ils ont toujours tout fait pour moi. Je suis fils unique aussi. Et… Je l’avoue… J’ai pris l’habitude de claquer des doigts pour que mes parents me donnent ce que je voulais. Quand je suis devenu ado, je suis vraiment passé dans une phase de con. J’étais insupportable, je criais tout le temps pour un oui ou un non, je faisais mon rebelle quoi. Je ramenais… Mes copines à la maison. Mes parents n’étaient pas d’accord mais je les envoyais chier. Je faisais que m’engueuler avec eux, j’envoyais chier ma mère, j’insultais mon père enfin bref… Je voulais pas bosser, j’étais une vraie tête à claque. A 16 ans, un jour, je me suis engueulé super fort avec eux et je me suis cassé pour Midgar. C’est là que je me suis rendu compte que j’étais trop con. J’étais super vulnérable, j’avais nulle part où aller, pas d’argent, rien. Bref j’étais trop con ET trop fier. J’aurais dût retourner chez moi mais j’étais bien trop fier. Heureusement pour moi, j’ai rencontré Rude. On a bien sympathisé et il m’a laissé vivre chez lui un certain temps. Quand j’ai eu 18 ans, il a réussi à me faire rentrer à la Shinra et directement en temps que membre des Turks. Je crois qu’il y en a un qui s’est fait tué ou quelque chose comme ça.

- Oui j’en ai entendu parler…

- Du coup, j’ai réussi à avoir la place grâce au pistonnage de Rude. Dès que j’ai pu, je me suis payé mon appart’ et voilà. Pas très glorieux hein ?

- Au moins tu as compris tes erreurs, c’est le principal. Tu as été revoir tes parents ?

- … Non.

- Non ?

- C’est plus de la fierté. C’est de la honte.

- Si c’est de la honte, c’est qu’au fond tu es toujours fier. Il faut que tu ailles les voir !

- Mais…

- Reno, j’ai plus de parents et j’ai jamais connu ma mère. Tu as une chance exceptionnelle. En plus, d’après ce que tu m’as dis, tes parents ont toujours tout fait pour toi. Je suis sûr qu’ils sont malheureux aujourd’hui.

- Tu crois vraiment ?

- J’en suis certain. Il faut que tu ailles les voir.

- J’oserais jamais.

- Je viendrais avec toi si tu veux. »

 

Reno tourna la tête vers lui, étonné.

 

« - Tu ferais vraiment ça ? Articula celui-ci.

- Oui. Je comprends que ce soit délicat alors je viendrais avec toi si ça peut te donner un peu de courage.

- Oo Beaucoup de courage même ! oO Oui. Merci beaucoup.

- Mais de rien. »

 

Reno était extrêmement touché par la proposition de Rufus. Ils étaient blottis l’un contre l’autre mais on sonna à la porte.

 

« - Ah, ça doit être le livreur. Dit Rufus en se levant. »

 

Il alla ouvrir, paya le livreur et se dirigea vers la cuisine pour déposer les nombreux paquets. Reno le rejoignit.

 

« - Tu as dévalisé le resto ou quoi ? Demanda Reno en riant.

- Je voulais le meilleur. »

 

Rufus le regarda avec un petit sourire aux coins des lèvres. Le cœur de Reno palpitait comme il ne l’avait jamais fait quand il le regardait avec ces yeux doux.

 

« Je vais tout préparer. Si tu veux te décontracter, prendre une douche, ou ce que tu veux, vas y. Lui dit Rufus.

- J’irais plutôt prendre une douche avant de me coucher. Ca me delasse complétement une bonne douche brûlante et je dors comme un bébé après.

- Comme tu veux. Je prépare tout, va te reposer, ne t’inquiète pas.

- Bon d’accord, si tu insistes pour me dégager.

- Mais non c’est pas ça. Juste que… Voilà.

- Non mais y’a pas de problème, t’en fais pas. »

 

Il retourna dans la salle, s’allongea sur le canapé, ferma les yeux et s’endormit rapidement.

 

« - Hey ! Bah réveille toi ! »

 

Reno ouvrit les yeux sur le visage souriant de Rufus assis sur le bord du canapé.

 

« - Excuse moi, j’ai dût m’assoupir. Répondit il timidement.

- C’est pas grave. »

 

Il se redressa et vit les magnifiques plateaux sur la table basse dressés par Rufus.

 

« - Wouaw. Tu as sorti le grand jeu ! Admira Reno.

- J’aime bien préparer les plats comme ça. »

 

Reno posa sa tête sur les genoux de Rufus et ferma les yeux. Rufus, attendri, lui caressa les cheveux.

 

« - Tu es bien ici ? Demanda Rufus dans un murmure.

- Oui. Oo Je suis très très très bien même. oO

 

Tout en dégustant les mets divers et variés sous leurs yeux, ils finirent leur travail qui était encombrant. Enfin débarrassés de leur corvée, ils avaient tout mangé et il était deux heures du matin passées.

 

« - J’irais bien prendre une douche comme je t’ai dis tout à l’heure. Rappela Reno.

- Oui, sans soucis. Attends. »

 

Il éteignit les lumières de la cuisine et de la salle et alluma celle du couloir. Il prit la main de Reno pour l’emmener vers le fond de la maison, près de sa chambre.

 

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Voilà Panchi! J'arrive vraiment pas à résister à tes appels au secours! xD

Niark niark niark et là tu veux encore plus la suite je suis sûre! xD

:p :p :p

Mais j'attends les autres aussi hein! :o

Sinon, z'en pensez quoi les gens? =D

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