Quelques heures plus tard, un jeune blond aux airs d’ange se
réveilla doucement. Quand il ouvrit les yeux, la vision de son
homme endormi tout près de lui arracha à ses lèvres un sourire
débordant de tendresse. Il alluma un tout petit peu la lumière sur
sa table de chevet vu que les volets électriques empêchaient la
lumière de passer. Il se retourna à nouveau vers Reno ne put
s’empêcher de lui caresser doucement ses cheveux doux
ressemblant à un brasier. Reno se réveillait lentement, mais
sentant les caresses de Rufus, fit comme s’il dormait
toujours pour continuer d’en profiter. Rufus caressa alors sa
longue queue de cheval qui la mena en bas de son dos. Il se mit à
le toucher avec délicatesse et remontant le long de sa colonne
vertebrale en l’effleurant du bout du doigt. Reno eut un
frisson qu’il ne put réprimer. Rufus rit doucement, amusé et
se pencha à son oreille pour lui murmurer quelques
mots.
« - Ne fais pas semblant de dormir mon ange… Endormi ou
réveillé, j’aurais toujours envie de te
caresser… »
Reno ne répondit pas mais un sourire qui s’esquiessa sur ses
lèvres le trahit. De nouveau, le rire de Rufus se fit entendre.
Mais il s’arrêta net quand un bras l’attrapa par le bas
du dos pour l’attirer vers Reno. Il se coucha sur son torse
et celui-ci se mit à caresser les cheveux blonds du jeune homme
tandis que son autre bras entourait ses épaules de façon
protectrice.
« - Quel doux réveil… Murmura t’il. Je me crois
dans un rêve.
- Hum… Pourtant ce n’en est pas un. C’est juste
moi qui t’ai réveillé en te faisant quelques
caresses.
- Ce n’est « que » toi ? C’est bien
mieux qu’un rêve si c’est toi.
- Oh je suis flatté.
- J’espère bien. »
Reno le serra plus fort contre lui quand Rufus rit à nouveau. Il le
trouvait trop craquant quand il riait ainsi. Rufus se redressa un
peu sur Reno et le contempla.
« - Mon ange… Laisse moi voir tes yeux s’il te
plaît. »
A son tour, Reno eut un petit rire avant d’ouvrir les yeux
lentement. La chambre était dans une demie pénombre mais ses yeux
bleus lui chaviraient le cœur.
« - D’aussi beaux yeux, ça ne devrait pas exister,
murmura Rufus.
- Et les tiens alors ?
- Oh… Les miens sont…
- Magnifiques. »
De nouveau, il l’attira doucement vers lui avec une main
derrière sa tête et l’embrassa. Un long calin
s’ensuivit quand Rufus se risqua à regarder l’heure. Il
soupira.
« - Presque 15h…
- Putain…
- La journée n’est pas perdue.
- Oh non du tout. J’ai eu mon calin alors j’ai tout
gagné. »
Rufus sourit en le regardant. Reno lui rendit en fermant les yeux,
les deux bras sous l’oreiller.
- Reno... Tu sais ce qui me ferait plaisir
aujourd’hui ?
- Je t’écoute.
- … J’aimerais… Qu’on aille voir tes
parents. »
Le sourire serein de Reno s’effaca aussitôt de ses lèvres. Il
ouvrit de nouveau les yeux et les leva vers Rufus. Il avait
l’air très sérieux. Il les baissa en
soupirant.
« - Je ne pense pas que c’est une bonne idée
d’aller les voir
aujourd’hui…
- Reno, tu diras ça à chaque fois que je t’en parlerais. Il
faut que tu ailles les voir. Ils seraient tellement heureux de te
revoir j’en suis sûr.
- Ou pas… J’ai été tellement ignoble avec eux. Je
meurs d’envie de les voir mais en même temps, j’ai
tellement honte.
- Il faut que tu mettes tout ça de côté. Même, si tu ne le fais pas
pour toi. Fais le au moins pour
moi. »
Il le suppliait du regard et fit une moue de chien battu. Reno
éclata de rire avant de le prendre vers les bras et celui-ci se
retrouva à moitié couché sur lui.
« - Comment est-ce que tu veux que je te dise non quand tu me
regardes comme ça ? Demanda Reno avec un peu plus de bonne
humeur dans la voix.
- Bah c’est simple, tu ne peux pas ! Dit Rufus, content
de son effet.
- Bon… »
Il redevint soudainement très sérieux.
« - D’accord. Mais je veux que tu sois
là.
- Bien sûr. J’ai dis « on ». Pas
« tu ».
- Par contre… Je ne sais pas comment t’annoncer auprès
d’eux…
- Comment ça ?
- Bah… J’ai peur que si je dis que tu es mon…
Mon petit ami ça fasse trop pour eux en une
journée. »
Rufus se releva lentement à quatre pattes avec un sourire et mit
son visage en face du sien. Reno se troubla en rougissant tellement
il sentait son regard le traverser.
« - Répète moi ça. Demanda Rufus, une pointe de joie
hystérique dans la voix.
- Je… J’ai peur d’annoncer dans le même temps
que tu es mon petit ami.
- Petit ami… Si tu savais le bien que tu me
fais. »
Reno eut un petit sourire timide et ses paumettes se colorèrent
petit à petit comme ses cheveux. Rufus l’embrassa avec un
grand sourire. Le sérieux s’installa de
nouveau.
« - C’est vrai que ça risque de faire beaucoup pour eux.
Approuva Rufus. Fais comme tu le sens. Moi les deux solutions me
vont.
- Le problème, c’est que mes parents sont au courant de
l’actualité. Donc, ils sauront que tu es le Président Shinra
et ils ne comprendront pas trop ce que tu fais avec
moi.
- Tu feras au feeling, ne t’en fais
pas.
- Oui…
- … Je vais aller préparer un peu de café. Tu en
veux ?
- Je ne dirais jamais non à une tasse de
café !
- Parfait ! Va prendre une douche si tu veux, moi je vais
préparer ça ! »
Il l’embrassa avant de se lever et prendre un peignoir qui
trainait pour l’enfiler. Reno se leva à son tour. Presque
machinalement il prit son portable et après une seconde
d’hésitation, le reposa. Aucune utilité de l’allumer
maintenant. Après une bonne douche, l’odeur du café
l’attira dans la cuisine et il retrouva Rufus, assis sur une
chaise les jambes croisées en train de feuilleter un magasine. Reno
vint s’asseoir à ses côtés où l’attendait une tasse de
café chaud. Rufus referma son magasine qu’il mit de
côté.
« - Merci. Dit Reno en souriant.
- Mais de rien. Hum… Pour aller à Kalm, le mieux c’est
un hélicoptère non ?
- Oui… On ira plus
vite… »
Rufus lui prit la main et la caressa doucement avec son
pouce.
« - Ecoute… Je comprends que tu sois stressé
mais… Je suis là. Je serais avec
toi.
- Merci beaucoup. Sinon… Je crois que je ne pourrais jamais
y arriver.
- Il ne faut jamais dire jamais.
- C’est bien vrai ça. D’ailleurs qui aurait cru
que… »
Il fut interrompu par la sonnette de la
maison.
« - Mais merde, on peut pas me foutre la paix un peu ?
Ronchonna Rufus en se levant. »
Il quitta la cuisine et alla ouvrir la première porte pour accéder
au sas d’entrée. Il eut un choc en voyant Heidegger attendre
derrière la porte.
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Il l’ouvrit en
prenant soin de fermer au maximum la première et parla assez fort
pour que Reno l’entende.
« -
Heidegger ! Qu’est-ce qu’est-ce que vous faites
là ? Dit Rufus.
- Oo
Heidegger ?! Merde ! Les fringues dans le salon !!!
oO Pensa Reno.
Il sortit de la
cuisine et alla prendre rapidement la chemise blanche de Rufus qui
jonchait le sol dans le salon et fila dans la chambre de Rufus au
moment où Rufus et Heidegger entraient dans la
maison.
« - Monsieur le
Président, je suis navré de vous déranger un dimanche. Je vois en
plus que c’était une journée plutôt décontractée pour
vous… Commenca Heidegger de sa voix
bourrue.
- Chez moi le
dimanche est toujours signe de repos et de décontraction. Permettez
que j’aille m’habiller un peu.
- Oui bien sûr
Monsieur.
- Installez vous, je
reviens. »
Il se dirigea vers sa
chambre et ferma la porte, laissant aller son soulagement en voyant
que Reno avait ramassé sa chemise.
« - Mais
qu’est-ce qu’il fout là ?! Demanda Reno à voix
basse.
- J’en sais
rien ! Je me change et je vais voir ce qu’il me
veut ! Il doit vouloir récupérer son poste. T’en fais
pas. Je l’expédie aussi vite que
possible ! »
Il enfila un boxer,
un jean et un T shirt avant d’embrasser furtivement Reno et
retourner dans le salon. Il s’installa dans un fauteuil face
à Heidegger. Son ton froid et professionnel reprit le dessus tandis
que derrière, Reno était caché dans le couloir et écoutait ce qui
allait se dire.
« -
Bien. Que me voulez
vous ?
- Monsieur le
Président. Ce que je fais n’est pas très réglementaire mais
je tiens à en parler avec vous. Je sais que vous êtes un homme très
intelligent et je suis persuadé que vous pouvez comprendre
l’immense méprise qu’il y a eut.
- Oo Et
blablabla ! Arrête de lui cirer les pompes et fous moi
s’en plein la gueule comme tu as l’habitude de faire
ducon ! oO Ruminait Reno derrière son mur.
- Je vous écoute. Dit
Rufus de sa voix froide et calme.
- Monsieur. Je vous
en conjure. Je ne suis pas fautif. Le seul responsable c’est
Reno !
- Monsieur Heidegger,
sachez que je suis entièrement satisfait du travail de Monsieur
Montague. En revanche, le peu que j’ai vu de vous m’a
suffit. Vous passez votre temps à clamer des ordres à grands cris
et votre efficacité est très réduite. Monsieur Montague a, certes
je vous l’accorde, un caractère bien trempé que je commence à
connaître, mais son travail est rigoureux et efficace. Il a très
bien su prendre en charge sa nouvelle fonction.
- Oo Ohhhh tu es trop
mignon ! oO
- Monsieur…
Murmura Heidegger dépité. Je… Je suis étonné de ce que vous
me dites mais après tout, cela doit être vrai, sinon vous ne le
diriez pas. S’il vous plait. Laissez moi reprendre mon
poste.
- Donnez moi une
raison valable de soulever votre suspension.
- Je… Je
dirige les armées. Monsieur, vous savez parfaitement que dans très
peu de temps, il va y avoir la cérémonie en votre honneur à Junon.
Il faut quelqu’un avec une main de fer pour diriger les
troupes sur place pour vous protéger et également celles qui
défileront à vos côtés ! Vous pouvez donner les honneurs à
Reno mais…
- Monsieur Montague
s’il vous plaît. Il est votre collègue au même titre que
n’importe qui.
- … Vous
pouvez donner les honneurs à… à Monsieur Montague mais il
n’est en rien le chef des armées. C’est un Turk. Il
sera là à cette cérémonie, mais dans
l’ombre.
- Merci Heidegger, je
connais le rôle des Turks.
- Monsieur je ne
voulais pas vous offenser.
- Oo Rufus ! Je
ne supporte pas cette tête de veau mais accepte ! Ca va faire
trop louche sinon ! oO
- Bien. Votre
argument est pertinent c’est vrai. Quand cette cérémonie
aura-t-elle lieu ?
- Le premier août si
tout va bien Monsieur.
- Très bien…
Cela nous laisse… Une semaine.
- Exactement
Monsieur. Et je tiens à m’occuper des
préparatifs !
- Très bien, très
bien… Dans ce cas, vous pouvez réhabiliter vos fonctions à
partir de demain.
- Oh merci Monsieur
le Président !
- Sachez cependant,
que je n’apprécie pas du tout votre façon de venir
m’importuner chez moi, le seul jour où je peux
m’occuper un peu de moi-même.
- J’en suis
conscient Monsieur. Je vous prie de
m’excuser.
- Je ne veux
également plus vous entendre réclamer de licenciement à
l’égard de Monsieur Montague. Est-ce clair
Heidegger ? »
Ses yeux bleus
brillaient comme des poignards. Son ton était très sec et Heidegger
baissa la tête.
« - Oui
Monsieur.
- Je tiens à ce que
vous lui présentiez des excuses dès demain matin.
- … Oui
Monsieur.
- Bien. Dans ce cas,
à demain.
- Oui Monsieur. Bien
Monsieur.
- Oo Heidegger fais
gaffe, ton disque commence à rayer ! oO Riait intérieurement
Reno. »
Quand les deux hommes se levèrent, il fila discrètement
de nouveau dans la chambre pour éviter de se faire
repérer.
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Et voilà la suite du jour! Je suis désolée,
elle a mit du temps à arriver, mais elle est là! ^^
Aloooors? =D