Chapitre I : Contact.
Encore une journée ensoleillée sur la côte Est australienne. Mais ce jour n’était pas comme les autres. Un jeune homme angoissé arriva devant une immense bâtisse blanche. Sa valise à la main, il avanca à pas lents dans le jardin luxuriant de ce bâtiment. Ces parterres de fleurs, ces arbres, ce calme environnant faisaient penser à tout sauf un pensionnat pour jeunes garçons. En cette fin d’après midi, le soleil australien tapait encore relativement fort. Le jeune homme entra par la porte principale. Un homme derrière un grand bureau leva des yeux énervés vers lui.
Secrétaire : C’est pourquoi ?
Jeune homme : Bon… Bonjour. J’ai rendez vous avec Monsieur Miguel s’il vous plaît.
Secrétaire : Dernier bureau au premier étage.
Jeune homme : Euh…
Secrétaire : Quoi ?
Jeune homme : Je… Je suis désolé, je suis nouveau et…
Le secrétaire soupira en se levant.
Secrétaire : Suis moi.
Le jeune homme brun, confus, le suivit sans un mot. Le secrétaire l’entraîna rapidement et il ne saurait dire par où ils étaient passés. Ils arrivèrent finalement devant un bureau.
Secrétaire : Voilà.
Jeune homme : Me… Merci.
Il lui tourna aussitôt le dos pour redescendre. Le garçon soupira nerveusement avant de frapper à la porte. Un « Entrez » se fit rapidement entendre. Il entra timidement et rougit quand le directeur de l’établissement lui sourit. Grand, blond aux yeux verts et un sourire très chaleureux.
Directeur : Assieds toi, je t’en prie… Squall c’est ça ?
Squall : Oui c’est ça Monsieur.
Le directeur lui sourit à nouveau avant de lui faire signe de s’asseoir.
Directeur : Bon alors je suis Orlando Miguel, le chef de cet établissement. Je crois que tu n’es pas habitué aux pensionnats ?
Squall : Non effectivement.
Mr. Miguel : Alors je vais rapidement te faire part des règles. Ici, ce n’est pas un terrain de jeu. C’est une vraie école. S’il y a du grabuge trop souvent, on renvoie, est-ce clair ?
Squall : Oui Monsieur.
Mr. Miguel : Le port de l’uniforme est obligatoire. Les retards en cours sont sanctionnés comme dans une école normale. Le respect d’autrui est également très important. Mais d’après ton dossier scolaire, tu n’as jamais été du genre à ennuyer les autres.
Squall : Non pas… Pas du tout.
Mr. Miguel : Très bien. On a assez de petits diables comme ça. Pour les règles plus détaillées du règlement, tu verras ça en cours après demain. C’est assez rare des élèves qui arrivent en quatrième année. Pourquoi ce changement ?
Squall : Et bien… Je suis très timide et ma mère voulait que je fréquente un pensionnat pour pouvoir me faire des amis plus facilement.
Mr. Miguel : Je ne pense pas que tu auras de problème, ne t’en fais pas. Déjà, les chambrées sont par quatre. Donc déjà tu vas pouvoir te faire des compagnons !
Squall : J’espère.
Mr. Miguel : Bon, par contre je suis désolé tu es dans une chambrée disons… Haute en couleur.
Squall : Comment ça ?
Mr. Miguel : Tu es avec certaines « stars » du pensionnat. Enfin stars selon les dires des élèves.
Squall : Oh…
Mr. Miguel : Ne t’en fais pas ! Ca va bien se passer ! Allez viens, je vais t’y conduire. Ils ne sont pas là de toute façon.
Squall : Où sont-ils ?
Mr. Miguel : Sûrement dehors dans le parc.
Ils se levèrent et le directeur l’emmena lui-même au sixième étage, là où était sa chambre. Squall arriva essouflé avec sa valise qu’il tenait à bout de bras. Le directeur l’emmena au fond du couloir et ouvrit la porte de droite. Une chambre assez grande avec quatre lits. A côté de chacun, une armoire. Une porte menait certainnement à une salle de bain. La fenêtre était ouverte et des voix s’élevaient de l’extérieur. Des affaires étaient déjà installées sur trois lits et dans les armoires.
Mr. Miguel : Voilà ton nouveau chez toi ! Alors je te donne ta clef de chambre. Ne la perd pas surtout. Comme tu peux le voir, ton uniforme est déjà sur ton lit. Dehors c’est le parc qui est reservé aux élèves pour les moments de détente. Il y a une salle de bain si tu veux te rafraîchir un peu. On se voit au dîner. A tout à l’heure.
Squall : Me… Merci. A tout à l’heure.
Le directeur lui sourit en replacant une mèche blonde derrière son oreille et ferma la porte. Squall s’assit sur son lit. Il regarda les autres et son cœur s’accelerra sans savoir pourquoi. Il allait partager sa chambre avec trois garçons dont il ignorait totalement l’identité. L’inconnu lui faisait peur. Il se leva et s’accouda à la fenêtre. Il fut choqué par la beauté du parc. Des arbres partout, des chemins, des bancs, des fleurs et une immensité incroyable. Il regardait tous les garçons encore habillés de façon décontractée. Son cœur battait toujours plus fort. Squall, ce jeune homme brun aux yeux gris et très timide, avait toujours eu en son for intérieur une très forte attirance vers les garçons. C’était plus que cela même. Il était clairement homosexuel mais pour le moment, pour ce jeune homme de 17 ans, ses rêves d’amour masculins n’étaient rien de plus. L’idée d’être dans un pensionnat de garçons avait été tout de suite très séduisante quand sa mère lui en avait parlé mais maintenant qu’il y était, il était terrorisé. Du sixième étage, il ne pouvait discerner les visages mais selon ce que les jeunes hommes faisaient, il s’imaginait plus en colocation avec tel ou tel garçon. Celui qui lisait tranquillement dans l’herbe l’attirait. Celui qui criait à tue tête lui faisait peur. Il essayait d’imaginer les jeunes hommes partageant sa chambre. Il décida alors de défaire ses affaires et prit une douche pour se détendre. Il remarqua que les toilettes étaient séparées de la salle de bain mais il y avait deux douches communes. A peine sorti de la douche, une sonnerie retentit. Il paniqua. Il ne savait pas ce que c’était. Il se sécha et s’habilla rapidement avant de descendre en quatrième vitesse sans savoir où il allait. Tout était immense. Il finit par entendre des voix s’élever et les suivit. Il arriva alors dans une très grande salle qui était sans doute le réfectoire. La plupart des garçons était déjà assis alors il prit la première place qu’il trouva à côté d’un boutonneux à lunettes. A une table devant eux, des adultes discutaient. Uniquement des hommes. Le corps professoral avait l’air heureux ou déprimé de reprendre les cours après ces vacances d’été. Le seul visage familier à Squall se leva et toutes les discussions s’arrêtèrent.
Mr. Miguel : Bonsoir à tous. J’espère que vos vacances ont été bonnes. Je souhaite la bienvenue aux premières années dans notre pensionnat. Ce soir, c’est le premier repas de l’année. Pour certains c’est la dernière fois qu’ils mangent ce banquet. Je souhaite bonne chance aux dernières années qui sont avec nous depuis sept ans ! Enfin six mais sept à la fin de l’année. Bon alors, et oui, malheureusement pour vous le règlement n’a pas changé depuis l’année dernière. Tabac et alcool sont toujours formellement interdis, n’est-ce pas Seifer ?
Ses yeux se tournèrent vers un jeune homme blond à l’air arrogant et fier d’une bêtise commise l’année précédente apriori. La plupart des élèves éclatèrent de rire.
Mr. Miguel : Les cours sont toujours obligatoires tout comme l’uniforme que je vous demande de porter correctement !
Ses yeux glissèrent vers un autre garçon que Squall ne pouvait voir d’où il était.
Mr. Miguel : Demain c’est dimanche donc profitez en. Si vous le désirez, la bibliothèque sera ouverte tout comme le gymnase, la piscine et la salle de détente. Si quelques anciens souhaitent se montrer généreux, ils seraient gentils de montrer l’école aux nouveaux. Je veux vous voir un minimum de fois dans mon bureau, c’est clair ?
Il sourit et les élèves rirent à nouveau.
Mr. Miguel : Allez, je ne vais pas vous embêtez plus longtemps. Bon appétit à tous ! Et couvre feu à minuit ce soir, ne l’oubliez pas !
Les élèves se levèrent par roulement pour aller chercher à manger aux différents buffets installés dans la salle. Squall suivit le mouvement. Il n’osait parler à personne et personne ne lui parla. Une vague de tristesse lui prit la gorge. Pour ne pas arranger les choses, son voisin aussi boutonneux qu’une calculatrice parlait maths avec un ami à lui (coincidence ? xD). Squall avait horreur des maths. Ou plutôt, les maths avaient horreur de lui. Il n’y arrivait pas. A la fin du repas qui lui parut durer une éternité, il attendit que les élèves commencent à quitter le réfectoire pour faire de même. Il n’avait pas beaucoup mangé. Un énorme nœud lui tiraillait l’estomac. Par une chance heureuse, il retrouva son chemin pour remonter à sa chambre. Encore vide d’habitants, elle était son seul refuge actuellement. Il regarda de nouveau par la fenêtre. La plupart des élèves étaient retournés profiter de la chaleur crépusculaire. Tout était calme et paisible. Il sursauta en se retournant quand dans un éclat de rire, quelqu’un ouvrit la porte avec brutalité.
???: Ah putain trop fort ! Ah euh… Salut ! C’est toi le nouveau ?
Voilà voilà le tout tout
tout début de ma fic! 
Vous en avez pensé quoi?








